L’OUGANDA FÊTE SES 46 ANS d’INDEPENDANCE à Gamla Stan

Si la communauté ougandaise s’est réunie ce 18 octobre à Gamla stan dans les locaux de Mäste r Olof Gården, c’est pour fêter les 46 ans d’indépendance de leur pays, acquise le 9 octobre 1962.
Situé en Afrique de l’est, avec une superficie de 241.038 km 2 et une population de près de 29 millions d’habitants, ce pays fait frontière avec cinq autres, à savoir, la république démocratique du Congo, le Kenya, le Rwanda, le Soudan et la Tanzanie. En raison de sa région sud baignant dans le lac Victoria, il est considéré comme faisant partie de l’Afrique des grands lacs. Son drapeau comporte six bandes égales de couleur noire en haut, jaune, rouge, noire, jaune, rouge ; son symbole national en est une grue à crête rouge, représentée au centre du drapeau sur un disque blanc, en surimpression.
Ce qui fait sa particularité dès l’obtention de son indépendance, c’est qu’il est, sauf omission, le premier pays africain à être passé d’un régime de monarchie traditionnel le à un régime présidentiel avec à la tête le même homme. En d’autres termes, il a été gouverné par un roi devenu président. Effet, Le roi Kabaka Mutesi II a été le premier président de l’Ouganda. Il est aussi intéressant de retenir que « Ouganda », tire son nom du royaume de Buganda. Le président actuel en est Yoweri Museveni en excercice depuis 1986.
La cérémonie des réjouissances commence en début d’après-midi dans la Spegellsalen (salle des Miroirs) de la Fondation MästerOlofgården. Le programme est chargé après l’ouverture des portes à 13heures 30. Tout en sirotant chacun son verre de bienvenue offert par l’Organisation des Femmes Ougandaises en Suède , (UWAS) ,initiatrice de cette fête de concert avec le Groupe Nsako, les invités se sont fait un plaisir d’acheter des souvenirs dans la petite boutique d’occasion à l’entrée de la salle. On sait que les bénéfices iront au grand projet initié par la même Organisation pour aider les activités des femmes et des jeunes du district de Kiboka en Ouganda. Après cette heure humanitaire, et ayant pris place dans la Spegelsalen, le programme présenté par Justine Mugambo, présidente de l’UWAS, ne tarde pas à commencer . Entre l’historique de l’Ouganda, plaisant et sérieux exposé mené par l’un des ressortissants , Ssozi Ntambi, suivi de l’Hymne National Ougandais, émouvant et applaudi, une pause est marquée pour trinquer en l’honneur de l’Anniversaire du pays des grands lacs ; le programme se poursuit avec une pièce de théâtre au titre édifiant « être Ougandaise en Suède », écrite et jouée avec brio par leur compatriote Juliet Sanabulya, une étudiante de Luléå, enchaînement est fait sur les danses aux noms exotiques du nord et du sud , tel le Lakalaka, du groupe Nsako, nul n’a eu le temps de s’ennuyer ni de voir le temps passer à la fin de cette première partie sur fond culturel avec un ton tour à tour solennel et divertissant.
Avant de passer à la deuxième partie du programme ayant lieu au Bullkyrkan à Stortorget, nous sommes conviés au « Café Culturel ». Le buffet est constitué d’un concentré de la gastronomie ougandaise : couscous , plantins mûrs coupés en rondelles, riz, différentes sauces au poulet,au boeuf, sans oublier les épinards faites à la mode Ougandaise, chapata , arrosés de jus de fruits, un repas convivial qui dure une bonne heure et nous voilà repartis pour la suite .
Si la première partie du programme s’est caractérisée par un ton plutôt traditionnel, la deuxième partie, elle, a des allures modernes ; tel le Hip Hop ou Street danse d’un groupe de jeunes ougandais ; ou le traitement des sujets actuels sous forme de mini-débat : » Qu’a apporté l’Ouganda aux femmes ougandaises avec ses 46 ans d’indépendance ?», ou encore éducatifs, telle la pièce ; »Elever un enfant par tout un village ».
Au delà du caractère festif de cet évenement, l’on voit clairement que cette organisation est très concernée par le rôle et la place des femmes aussi bien dans leur pays d’origine que dans leur pays d’adoption . En tant que mères, celles-ci sont aussi concernées au haut point par l’éducation de leurs enfants en essayant de maintenir le lien entre ici en Suède et là-bas en Ouganda, afin que leurs enfants nés ici ne se sentent pas égarés dès leur retour au pays de leurs ancêtres, ce qui est souvent le cas. . . Un treize à vingt heures , longue après-midi bien remplie par des femmes dynamiques, soucieuses de trouver un champ d’harmonie entre leurs valeurs culturelles traditionnelles et les impératifs d’un quotidien étranger et d’un monde moderne . Des femmes à admirer à l’image de Justine Mugambo et son organisation.
La soirée marquant les festivités des 46 ans de cette terre ougandaise aux pieds baignant baignant dans son lac était résolument placée sous le signe de la femme et de la jeunesse, métaphore de l’espoir : elle s’est terminée comme elle a commencée : sans fausse notes : bien.