Corée du Sud : le Centre Pompidou ouvre une spectaculaire antenne à Séoul et veut faire de la ville une capitale mondiale de l’art

Le Centre Pompidou poursuit son expansion internationale avec l’ouverture imminente de sa nouvelle branche à Séoul, en Corée du Sud. Installé dans le célèbre quartier de Yeouido en partenariat avec le groupe Hanwha, ce nouvel espace culturel accueillera dès le 4 juin 2026 de grandes expositions consacrées à l’art moderne et contemporain. Entre Picasso, cubisme, artistes coréens et ambitions culturelles mondiales, Séoul veut désormais s’imposer comme l’un des nouveaux centres névralgiques de l’art en Asie.
Après Paris, Malaga ou encore Shanghai, le Centre Pompidou poursuit sa stratégie de rayonnement mondial. Et cette fois, c’est la Corée du Sud qui s’apprête à entrer dans la constellation culturelle du célèbre musée français.
Au cœur de Séoul, dans le mythique 63 Building dominant le fleuve Han, un nouvel espace dédié à la création artistique contemporaine ouvrira ses portes avec une ambition claire : transformer la capitale sud-coréenne en véritable carrefour culturel international.
Une immense exposition sur le cubisme pour inaugurer le Centre Pompidou Hanwha
Pour son ouverture officielle le 4 juin 2026, le Centre Pompidou Hanwha dévoilera une exposition monumentale consacrée au cubisme, considérée comme l’une des plus importantes jamais organisées en Asie sur ce mouvement artistique.
Intitulée The Cubists: Inventing Modern Vision, cette exposition rassemblera près de 90 œuvres majeures issues des collections du Musée national d’art moderne de Paris. Des artistes légendaires comme Pablo Picasso, Georges Braque, Fernand Léger ou encore Juan Gris y seront représentés.
L’exposition proposera également un dialogue inédit entre l’avant-garde occidentale et la scène artistique coréenne grâce à une section spéciale baptisée “Korea Focus”. L’objectif : montrer comment le cubisme et les mouvements modernes européens ont influencé l’histoire de l’art en Corée du Sud.
Selon Laurent Le Bon, président du Centre Pompidou, cette première programmation marque une volonté forte de créer des passerelles entre les cultures artistiques européennes et asiatiques.
Séoul veut devenir l’une des plus grandes capitales culturelles d’Asie
Derrière ce projet ambitieux se cache une stratégie culturelle beaucoup plus large. En s’associant au Hanwha Foundation of Culture, le Centre Pompidou entend accompagner l’essor fulgurant du marché de l’art sud-coréen, devenu l’un des plus dynamiques au monde ces dernières années.
Lee Sungsoo, président de la fondation Hanwha, explique vouloir faire de Séoul “l’un des principaux pôles artistiques et culturels d’Asie”, tout en offrant une visibilité internationale accrue aux artistes coréens.
Le programme s’annonce particulièrement ambitieux. Pendant quatre ans, deux grandes expositions annuelles seront organisées autour des collections du Centre Pompidou. Parmi les artistes déjà annoncés figurent Henri Matisse, Marc Chagall, Wassily Kandinsky ou encore plusieurs figures du surréalisme européen.
Au-delà des expositions, le lieu accueillera aussi des programmes éducatifs, des événements culturels et des projets collaboratifs entre artistes français et coréens. Une manière pour le Centre Pompidou de réinventer son modèle tout en continuant à rayonner durant la fermeture temporaire de son bâtiment historique parisien pour rénovation.
Cette nouvelle implantation confirme surtout une réalité : l’Asie est devenue l’un des nouveaux centres de gravité du marché mondial de l’art.
Et avec cette arrivée spectaculaire du Centre Pompidou à Séoul, la Corée du Sud envoie désormais un message clair au monde culturel : elle ne veut plus seulement suivre les tendances artistiques internationales… elle veut désormais les influencer.
Rachelle Tape
Mots-clefs : Centre Pompidou