Bande Dessinée: « Prix Charlie de la liberté d’expression » au Festival d’Angoulême

Photo: J-C Luttmann
La mobilisation des artistes et celle des institutions culturelles n’ont fait que nourrir les informations sous l’angle mondial médiatiquement, depuis cette semaine.
Fragilisée, dès les premières secondes par cette triste nouvelle, la crème pensante littéraire, scientifique, artistique et philosophique a automatiquement saisi sa plume pour marquer d’autant plus sa ferme compassion.
Le renforcement des effectifs sécuritaires
« Après une tragédie pareille, la question que le monde de la bande dessinée doit se poser est simple : doit-on sombrer dans l’autocensure et raser les murs ou continuer à se rassembler etdiscuter comme on l’a toujours fait ?, assène Franck Bondoux. La meilleure réponse que puissent donner les amoureux du dessin est que cette édition du festival batte des records de fréquentation. »
Vu le nombre impressionnant de visiteurs, qu’accueille ce Festival d’Angoulême ( FIBD ) chaque année, la question de la sécurité a été abordée lors des préoccupations.
“La préfecture de Charente a fait savoir qu’elle renforcerait les effectifs policiers qu’elle déploie habituellement pendant la manifestation et a encouragé les organisateurs à faire de même avec les vigiles qui filtrent les entrées des différents lieux de rassemblement et d’exposition.”
Une bonne nouvelle s’affiche comme un lien de solidarité
Les organisateurs du Festival International de la Bande Dessinée (FIBD) d’Angoulême ont d’un commun accord, décidé à cette 42 ème édition qui se déroulera du 29 janvier au 1erfévrier de cette nouvelle année 2015 : Un prix « Charlie de la liberté d’expression ».
Cette décision a vu le jour le 8 janvier dans la capitale Française, au lendemain de l’attaque des locaux de Charlie Hebdo. Cette implication assez solidaire des organisateurs dudit festival, marque une fois de plus le grand retour de la fécondité graphique qui avait perdu de sa luminosité ces dernières années.
Ensemble, une fois de plus, cette corporation s’est sentie plus libre que les autres foi et unie pour « la vraie liberté expressive ». Une expressivité qui, demeure un véritable art d’expression, sous les ailes de la liberté face à sa diversité.
Une union forte, pour une liberté d’expression très accrue
Il est à signaler que les premiers acteurs concernés de cette manifestation culturelle, lors de leur point de presse, ont lancé une idée à laquelle, chacun d’entre nous, avec une affirmation se retrouvait. Laquelle des idée ? Cette idée de la liberté d’expression d’où le « Prix Charlie de la liberté d’expression » a-t-il souligné le délégué général du FIBD.
« L’idée de cette distinction qui devrait ensuite être décernée, chaque année, à un dessinateur – de presse et/ou de bande dessinée – ne pouvant pas exercer son métier en toute liberté. « Ce prix cessera d’être remis le jour où tous les dessinateurs du monde pourront s’exprimer librement, c’est dire qu’il a de l’avenir ».
L’espérance, comme source de créativité transmigratoire
Le hazard, ayant un point commun à tout ce qui semblerait être lié aux existances et phénomènes dans ce monde, capte son énergie vitale dans la solidarité, de par la diversité. De ce principe, chaque être humain à la base aspire mentalement à une identité animée dans une forme de pluralité identitaire, face aux enjeux.
“ Plusieurs autres initiatives ont également été envisagées par les organisateurs du festival, notamment un « concert dessiné » exceptionnel qui rassembleraient, pendant une prestation musicale du compositeur Areski Belkacem, de nombreux dessinateurs français et internationaux. Plantu, caricaturiste du Monde et créateur de l’association Cartooning for Peace, a été sollicité pour imaginer un scénario lors de cette soirée. Une table ronde sur la thématique de la liberté de la presse, réunissant des dessinateurs et des responsables d’organes médiatiques, est également en préparation. Idem d’une exposition en extérieur reproduisant une sélection des meilleures « unes » de Charlie Hebdo.”
L’image associée des réseaux sociaux à cette grande messe de la presse
Se sentir « aimer », en « solidarité » et « protégé » reflète tout le long de notre vie, ce quotient vital que chaque société dans le monde souhaiterait l’acquérir avec une ferme allégresse. En voici de nos jours une grande preuve.
Un « appel à dessiner » via Facebook
« Si Charlie Hebdo est une singularité française, le festival d’Angoulême en est une aussi. Nous ne pouvions pas rester sans rien faire », indique Franck Bondoux. Le FIBD a d’ores et déjà lancé un « appel à dessiner » via une page Facebook : 300 dessins, issus de 15 pays différents, ont été envoyés par des amateurs en une seule journée mais aussi par des bédéistes professionnels.
Une présence, très remarquée, ce dimanche à la marche républicaine à Paris derrière une banderole où sa mascotte « ( un petit fauve à oreilles pointues créé par Lewis Trondheim ) » affirme « être Charlie » lui aussi.
En somme, pour toutes les sociétés de ce monde à diversités, notre devoir serait d’être un modèle, d’où cette identification « d’enfant du monde ». Comme me disait le grand maître JCL:
“Le plus important est de ne pas perdre de vue sa propre boussole, ce qui importe en nos vies …si courtes au regard de l’histoire.”
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