Pape François : une semaine d’hospitalisation pour pneumonie bilatérale, son état toujours « critique »

À Rome, l’espoir et l’inquiétude se partagent les couloirs de l’hôpital Gemelli. Hospitalisé depuis sept jours pour une pneumonie bilatérale, le souverain pontife affronte une bataille médicale. Un combat où la foi des fidèles se mêle au froid réalisme des diagnostics.

« Une nuit tranquille » dans la tempête
La chambre 301 de l’hôpital Gemelli ressemble désormais à un sanctuaire high-tech. Depuis une semaine, le pape François, 88 ans, y lutte contre une pneumonie frappant ses deux poumons. Ce dimanche 23 février, le Vatican a livré une lueur d’espoir : « Sa Sainteté a passé une nuit tranquille et s’est reposée ». Une accalmie précaire, tempérée par un avertissement sans concession : « L’état du Saint-Père reste critique […] le Pape n’est pas hors de danger ».

La veille, une « crise asthmatique respiratoire » avait imposé des mesures d’urgence : oxygène à haut débit, transfusion sanguine.  « Pour le moment, le pronostic est réservé », insistent ses médecins, écho au professeur Sergio Alfieri qui, vendredi déjà, alertait : « Il n’est pas hors de danger ».

Foi contre fièvre : l’église en veille
Devant la façade du Gemelli, une foule silencieuse scande des Ave Maria. Des bougies, des rosaires, des enfants dessinant des cœurs sur des pancartes… Les fidèles ont transformé le trottoir en chapelle à ciel ouvert. « Nous prions pour que sa force égale la nôtre », murmure Giulia, 67 ans, venue de Naples.

À l’intérieur, les machines bipent. À l’extérieur, les prières pulsent. Un contraste qui résume le pontificat de François : homme de chair fragile, mais géant spirituel.

Alors que l’Argentin entre dans son huitième jour d’hospitalisation, le monde catholique retient son souffle. Entre protocoles médicaux et murmures d’espérance, chaque bulletin du Vatican est désormais décrypté comme une encyclique.

Alexandre Martin

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