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Côte d’Ivoire: Guillaume Verges révèle des propos attribués à Alpha Blondy sur la crise de 2010

Firmin Koto | | Société
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Lors d’une récente déclaration largement relayée sur les réseaux sociaux, Guillaume Verges, ancien conseiller en communication du chanteur ivoirien Alpha Blondy entre 2008 et 2013, a livré un témoignage troublant sur des propos que lui aurait tenus l’artiste à l’approche de l’élection présidentielle de 2010 en Côte d’Ivoire.

Selon Guillaume Verges, le 21 avril 2010, Alpha Blondy lui aurait confié chercher à entrer en contact avec « son frère Charles » pour l’alerter sur une situation qu’il jugeait extrêmement préoccupante. Le message, tel que rapporté, était clair : le président sortant Laurent Gbagbo ne devait pas se présenter au scrutin d’octobre 2010, car « il perdrait sa gouvernance par les armes ».

Ces propos, présentés aujourd’hui comme un avertissement prémonitoire, prennent une dimension particulière à la lumière des événements ultérieurs. En effet, l’élection de 2010 a débouché sur une grave crise postélectorale qui a plongé la Côte d’Ivoire dans plusieurs mois de violences meurtrières, culminant avec l’arrestation de Laurent Gbagbo en avril 2011 à l’issue d’un conflit armé.

Guillaume Verges affirme vouloir, à travers cette révélation, contribuer à la compréhension des coulisses de la période précédant la crise. Il insiste sur le fait que ces propos reflétaient l’analyse et les inquiétudes personnelles d’Alpha Blondy à cette époque, inquiet de la montée des tensions politiques et sécuritaires.

Jusqu’à présent, aucune réaction officielle d’Alpha Blondy n’est venue confirmer ou infirmer ces déclarations. Sur les réseaux sociaux, la sortie de Verges alimente de nombreux débats, certains y voyant une preuve que certains acteurs anticipaient déjà l’issue violente du processus électoral, d’autres estimant qu’il s’agit d’une lecture rétrospective destinée à renforcer des narratifs politiques.

Quoi qu’il en soit, ces propos relancent une fois de plus la réflexion sur les signaux d’alerte ignorés avant la crise de 2010, et sur le rôle que les personnalités publiques auraient pu jouer pour alerter ou apaiser les tensions. Plus de quinze ans après les faits, le passé continue de resurgir dans le débat ivoirien, rappelant que les cicatrices de cette période restent profondément ancrées dans la mémoire

 Firmin  Koto 

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