Le Ghana est plongé dans le deuil après un accident d’hélicoptère survenu mercredi matin dans la région d’Ashanti, ayant coûté la vie à huit personnes, dont deux membres du gouvernement. Le ministre de la Défense, Dr Edward Omane Boamah, et son collègue chargé de l’Environnement, des Sciences et de la Technologie, Ibrahim Murtala Muhammed, âgé de 50 ans, ont tous deux perdu la vie dans ce drame.
Le chef d’état-major, Julius Debrah, a confirmé l’information lors d’une conférence de presse solennelle, qualifiant la situation de « tragédie nationale ». Le crash a également fait d’autres victimes parmi les passagers civils et les membres d’équipage. L’appareil, un hélicoptère militaire Z9, avait décollé d’Accra à 9h du matin, heure locale, à destination de la ville d’Obuasi, dans le cadre d’un événement officiel.
Un hélicoptère disparu des radars
Peu après son départ, l’hélicoptère a brusquement disparu des radars. Des équipes d’intervention d’urgence ont été immédiatement mobilisées pour le localiser, mais il était déjà trop tard. Le bilan est lourd : en plus des deux ministres, le coordinateur adjoint de la sécurité nationale et ancien ministre de l’Agriculture, Alhaji Muniru Mohammed, ainsi que Samuel Sarpong, vice-président du parti au pouvoir, le Congrès national démocratique, font également partie des victimes.
Les trois membres d’équipage ont été identifiés comme le commandant d’escadron Peter Bafemi Anala, le lieutenant d’aviation Manin Twum-Ampadu et le sergent Ernest Addo Mensah.
Les autorités n’ont pour l’instant pas avancé de cause officielle à cet accident. Julius Debrah a ordonné que les drapeaux soient mis en berne en hommage aux victimes, et a présenté les condoléances du président John Dramani Mahama à toutes les familles endeuillées.
Ce drame survient un an après un autre accident d’hélicoptère militaire dans la région occidentale, qui, à l’époque, n’avait fait aucune victime. Cette fois, c’est tout le pays qui pleure la perte de figures majeures de son appareil politique et militaire.
Jonas Kouassi