Nairobi X : Le premier jeu vidéo africain en 3D est Kényan
Le saviez-vous? Le premier jeu vidéo africain en 3D est Kényan et c’est un jeune développeur ambitieux au parcours atypique qui incarne cette première en Afrique. « Nairobi X » c’est le nom de ce jeu vidéo en 3D 100% made in Africa qui a été dévoilé au grand public en juin dernier.
Son maitre à penser Andrew Kaggia est bien attendu un amateur de jeux vidéo américain qui a, un jour décidé de renverser la tendance. En réalisant cet exploit, cet inventeur voulait montrer qu’il est fatigué de voir tout le temps les Aliens débarquer sur les toits de Los Angeles et de New York. En voulant rompre avec cette tradition devenue presqu’ennuyeuse, le jeune développeur a plutôt décidé de faire débarquer les extraterrestres à Nairobi, sa ville natale. Il était temps. D’ailleurs, il est plus aisé pour un kenyan de faire débarquer des Aliens à Nairobi qu’à Ottawa.
Comme c’est souvent le cas dans ce type de scénario, des aliens belliqueux, menacent de débarquer en pléthore d’une spirale verdâtre au-dessus de la Coupole du Centre de Conférence International Kenyatta de Nairobi.
Leur objectif, s’emparer de l’arme fabuleuse cachée dans la coupole, et détruire la Terre toute entière et ses habitants.
Le joueur de ce premier jeu vidéo africain en 3D est alors dans la peau du héros, soldat membre de l’unité kényane du RECCE Squad, censée défendre Nairobi et combattre l’ennemi.
Du coup, de nombreux adeptes de jeux vidéo toujours en quête de nouvelles aventures et de sensations fortes qui se sont approprié « Nairobi X « le premier jeu-vidéo africain, au sens professionnel du terme avec un scénario attrayant qui réalisait déjà au mois de juillet plus de 21 000 téléchargements. Au point où la boîte de production Black Division et Andrew ont été contactés par le président américain Barack Obama lors de sa visite au Kenya.
Et pourtant, comme pour confirmer l’adage « nul n’est prophète chez soi », ce succès kenyan n’avait ni suscité de curiosité ni rencontré d’intérêt auprès des autorités kenyanes. Le ministère de la culture kényan n’avait apporté aucun soutien au jeune développeur.
Aujourd’hui, Andrew Kaggia ne s’en cache pas. Il est étonné que son jeu touche tout l’Est Africain, dépasse les frontières du Kenya, la lTanzanie, l’Ouganda, l’Éthiopie… et même le Soudan du Sud ! »
L’auteur de « Nairobi X » ne peut donc s’empêcher de rêver et revoir ses ambitions à la hausse dans un secteur qui est en plein essor économique dans le monde et dont il est le précurseur en Afrique.
C’est pourquoi, Andrew Kaggia ambitionne de développer le même scénario dans toutes les grandes capitales africaines. Il pourrait de ce fait, faire débarquer des aliens dans toutes les capitales africaines ! Ça donnerait Lagos X, Johannesburg X, Caire X , Accra X, Dakar X et pourquoi pas Abidjan X.
Andrew pense que ça passera nécessairement par la création d’une industrie du jeu vidéo qui pourrait être un business rentable en Afrique. Et pour que son œuvre garde son authenticité, ce génie africain ambitionne également de créer des jeux vidéo porteurs de messages de sensibilisation sur les questions essentielles en Afrique notamment la protection de l’environnement et des animaux.
Pour la petite histoire, André Kaggia est un développeur autodidacte qui a évolué dans un milieu peu nanti. En l’absence d’école d’animation en Afrique. le créateur de jeu vidéo a dû passer des années à apprendre la programmation et l’animation sur des tutoriels. Il est alors incompris par sa famille qui considère son intérêt pour les jeux vidéo comme un simple hobby et non comme un véritable métier. Il persévère néanmoins et investit 5000 dollars dans le projet en travaillant d’arrache-pied pour créer les six heures de jeux de Nairobi X.
Fort heureusement, le développeur devenu héro et dont l’œuvre est désormais disponible en réseau sur portable et ordinateur peut maintenant tenir une belle petite revanche. Il n’aura pas investi en vain.
Firmin Koto
