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Monique Séka : la main sur le cœur pour donner espoir aux malades du coronavirus

Innocent KONAN | | Musique

Monique Séka, la reine de l’Afro-Zouk est originaire du sud de la Côte d’Ivoire. Elle commence ses premiers pas dans la musique avec le Moya Melodie Band en 1982 et fait ses classes dans l’orchestre de la RTI (Radiodiffusion Télévision ivoirienne). Ses œuvres musicales : Tantie Affoué (1985) Misounwa (1989) et Okaman (1995) sont des classiques de la musique ivoirienne. Pour ce nouveau numéro de votre magazine préféré, nous avons rencontré l’artiste dans un endroit chic de la capitale abidjanaise pour échanger sur ses projets.

Monique Séka, vous avez effectué une tournée en 2019 qui vous a conduite au Cap-Vert, à l’île de la Réunion et aux USA.  Comment s’est passée cette communion avec votre public ?

C’était une tournée enrichissante, mais j’ai perdu 10 autres contrats à cause de la pandémie du Coronavirus. Toutes les activités culturelles sont à l’arrêt depuis mi-mars à cause de la fermeture des salles de spectacles, des espaces culturels et touristiques. Cette situation est difficile pour les artistes que nous sommes.

Des mesures d’accompagnement ont été annoncées par la ministre de la Culture et de la francophonie, Mme Raymonde Goudou Coffie à l’intention des artistes. Vous n’en avez pas bénéficié ?

J’ai été reçue par la ministre de la Culture qui a promis nous apporter du soutien, jusque-là, je suis en attente.

Qu’elle est l’actualité de la diva Monique Séka ?

Je viens de sortir un single intitulé « La main sur le cœur » avec un collectif de 25 artistes : l’humoriste Joël, Mawa Traoré, Shaolen, la comédienne Yvidero, Tiane, Aklane, Lato Crespino…pour ne citer que ceux-là. La main sur le cœur, c’est pour sensibiliser sur le Coronavirus.

D’où est venue l’idée de créer un collectif pour chanter dans le but de sensibiliser sur cette pandémie ?

Ce fléau a touché l’Afrique de plein fouet et en Côte d’Ivoire, les cas confirmés ne cessent d’augmenter. Je me suis dit pourquoi ne pas créer un collectif de talents pour s’impliquer dans la sensibilisation ?  À travers « La main sur le cœur », on essaie de donner espoir aux malades du Coronavirus et pour nous accompagner dans cette œuvre humanitaire, nous avons besoin de l’appui de nos autorités.

Quelles sont les actions que vous comptez mener pour accentuer la sensibilisation ?

Je prévois organiser dans les prochains jours une conférence de presse où tous les artistes participants seront présents pour lancer le single. J’offrirai également le CD aux différents organismes UNICEF, Union Européenne, OMS… afin qu’ils nous parrainent. Nous souhaitons aussi que les autorités ivoiriennes s’impliquent en nous donnant des moyens pour la promotion et la sensibilisation parce que je pense qu’il ne faut pas relâcher les efforts puisqu’il n’y a pour l’heure aucun vaccin contre la maladie. Il faut souligner que le ministre de la Défense M. Hamed Bakayoko nous a appuyés au début à travers une petite enveloppe, c’est l’occasion de le remercier, mais nous sollicitons aussi les autres ministres.

Vous chantez l’espoir en différentes langues vernaculaires dans votre single.  Quel mot d’espoir pouvez-vous apporter aux malades du Coronavirus ?

Il faut que les gens prennent cette maladie au sérieux et se protègent en respectant les mesures barrières. Il ne faut pas stigmatiser les malades qui ont besoin de notre réconfort. Ils trouveront dans cette douce mélodie, un geste humain à leur endroit.

Vous avez d’autres projets ?

Je prépare mon prochain album qui sortira après la pandémie du Coronavirus. Je travaille déjà avec une équipe ivoirienne et européenne. Je serai aussi en prestation lors de l’exposition d’art céramique et d’art pictural de la fondatrice des ateliers Cer-Afrique, Corine Hazoume, début 2021. Pour finir, je demande à tous les mélomanes d’adopter ce nouvel opus pour nous soutenir. Merci

 

Innocent KONAN