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Kendji Girac : la justice classe l’affaire sans suite après une blessure auto-infligée

Jonas Kouassi | | Musique

En avril dernier, Kendji Girac s’est volontairement blessé par balle en tentant de simuler un suicide. Ce lundi 24 juin, le procureur de la République de Mont-de-Marsan, Olivier Janson, a annoncé que le chanteur ne ferait pas l’objet de poursuites judiciaires. Kendji Girac devra néanmoins verser deux contributions citoyennes et suivre une prise en charge médicale pendant six mois.

Détails de l’enquête et décision du procureur

Le 22 avril, Kendji Girac s’est infligé une blessure par balle, ce qui a déclenché une enquête. Dans un communiqué, le procureur Olivier Janson a expliqué que l’artiste ne serait pas poursuivi en raison de son casier judiciaire vierge et de sa reconnaissance de la gravité de ses actes. Kendji Girac a versé une somme à une association d’aide aux victimes le 11 juin et a accepté de suivre un traitement médical durant six mois.

Infractions détectées

L’enquête a révélé deux infractions : possession d’une arme de catégorie B et consommation de stupéfiants. Kendji Girac a admis avoir consommé de la cocaïne la nuit de l’incident. Ces délits sont respectivement passibles de cinq ans et un an d’emprisonnement. La procédure liée à la détention de l’arme a été classée sans suite après le paiement des contributions citoyennes. Quant à l’usage de stupéfiants, la procédure sera classée sans suite d’ici six mois, sous réserve du respect du suivi médical.

La nuit du 22 avril, Kendji Girac s’est tiré dessus sur une aire d’accueil des gens du voyage à Biscarrosse, dans les Landes. Hospitalisé à Bordeaux pour une blessure grave au thorax, il a ensuite expliqué qu’il voulait effrayer sa compagne, qui menaçait de le quitter après une dispute. Ces faits auraient pu être interprétés comme du chantage psychologique.

Les associations de lutte contre les violences faites aux femmes ont vivement critiqué cet acte, soulignant les risques des violences psychologiques. Toutefois, Kendji Girac est revenu sur ses déclarations initiales, affirmant qu’il était sous l’influence de l’alcool et de la cocaïne et qu’il n’avait pas conscience de ses actions.

Témoignages

La compagne de Kendji Girac, entendue le 15 mai, a déclaré ne pas se considérer comme victime de violences psychologiques. En conséquence, le parquet a estimé que l’infraction de violences psychologiques n’était pas suffisamment caractérisée, et la procédure a été classée sans suite.

Jonas Kouassi

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