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« Comment comprendre la peinture »

Dez le sex | | Litterature

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L’homme se tient sur une brèche, dans l’intervalle entre le passé et l’avenir infigurable.
Il peut s’y tenir que dans la mesure où il pense, cigite sur son « moi », brisant ainsi par sa résistance aux forces du passé infini et du futur infini. Tout se résume en un flux du temps très indifférent.
Concevoir une histoire de la notion artistique (histoire de l’art) revient à se plonger et prendre en charge l’histoire des hommes en effet, dans l’émergence de la pensée positive, chaque mouvement artistique rencontre le passé d’une ère géographique, d’une époque, un contexte économique et aussi d’un environnement politique ou spirituel bien particulier. À toutes les époques, l’homme un éternel insatisfait a toujours eu besoin de repères. Ces repères le conduisent à se connaître et à se comprendre par rapport à une certaine carrure iconographique (l’image) qu’il se donne aux phénomènes qui l’entourant.

C’est là qu’intervient le côté prestigieux du peintre. Ce génie de l’art relève et matérialise le monde de nos jours en le figurant à partir de formes et de pigments colorés repartis sur une surface plane. Ici, tout nous semble très clair, l’artiste peintre propose sa vision des objets (choses) sans toute fois imposer quoi que ce soit. Il appartient au monde sensible et intelligible de décrypter son langage graphique que chromatique, de faire la part entre ce qu’il montre et ce qu’il suggère, de lire sa pensée et partager ce cocktail d’émotions par tous nos organes sensoriels.

« Comprendre la peinture », n’est pas l’expliquer.
Il s’agit de l’aborder sous ses multiples approches afin de parvenir, comme le peintre, à penser en peinture. Affaire à suivre et à détailler dans la prochaine chronique. « Grâce à l’art, au lieu de voir un seul monde, le nôtre, nous le voyons se multiplier et autant qu’il ya d’artistes originaux, autant nous avons de mondes à notre disposition…. » la réflexion fondamentale de la maîtrise du langage pictural, se laisse déguster comme le « bon vin bordeaux au château. D’une certaine subtilité vue à l’échelle du goût de la pensée, les passions humaines se confondent en se croisant. Cette sensation spécifique comme une statue de bois qui accoucha d’un arbre du célèbre artiste « Koffi-Yao Celestin » docteur en art, nourrit le concept de la peinture purement par un langage muet qui s’adresse à notre œil tout en sollicitant nos émotions. Plus elle nous invite à une folle envie de la voir, elle nous séduit dans la logique à la sentir et à la ressentir plus haut dans le secret des dieux précisément au 7ème ciel.

« L’œuvre d’art doit être peinture du vrai et  l’art l’imitation de la vie réelle. »
Cette pensée très profonde nous conduira vers notre réflexion « comment comprendre la peinture ». Description évocatrice d’images, la peinture se définit de la façon primaire comme une représentation, une suggestion du monde visible ou imaginaire sur une surface plane au moyen de couleurs. Elle se veut une organisation ou la matérialisation de nos états d’âmes sur un support bien déterminé. Pour représenter ou suggérer le monde visible ou imaginaire, l’artiste peintre réfléchit en termes de :
– l’espace
– la forme
– et de la couleur
Cette plate forme de pensée primaire est la « grammaire  » dans le domaine de la peinture. Elle est dite la grammaire picturale.

L’espace:
Parler de peinture, c’est parler de l’espace. Le premier souci du peintre, est de remplir ou de couvrir un espace vide, celui de la toile vierge, le mur etc. Sur cette surface plane, il entreprend de figurer le monde (un milieu naturel à trois dimensions composé d’eau, d’être vivant et d’un support terrestre). En histoire de l’art, le tableau en occident longtemps conçu comme « une fenêtre ouverte sur le monde » s’applique surtout à limiter de manière vraisemblable en restituant la profondeur de l’espace visuel. Depuis le XVème siècle, de nouvelles visions artistiques surgissent grâce aux codes de la perspective , de la couleur , et du trompe œil , l’artiste rentre dans une autre phase de la fécondité dans la création , et recrée un monde avec plus d’apparence de la réalité visible.

Au XIXème siècle, tout est remis en cause:
Le peintre Manet refuse avec fermeté de figurer la profondeur. L’impressionnisme vient alors avec une grande force tuer le réel. Le monde n’est plus statique, il est seulement réduit à ses composantes visuelles. Ce que l’on voit se déplace (l’espace et le temps) et ce que l’on ne voit pas existe aussi (l’espace vécu).l’espace échappe, donc, à toute géométrialisation ou géométrie. Le monde s’ouvre, se libère, très paisible et en véritable liberté sans confusion, il laisse le jour au cubisme en 1907. Cette nouvelle forme picturale remet tout à plat pour rendre compte de la multiplicité et de la complexité de nos perceptions spatiales.

La forme et la couleur seront traitées dans la prochaine chronique

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