Chronique : Aujourd’hui pour demain!


Quelle sublime manière, pour témoigner de ses pulsions affectives, déclarer son amour, éclairer son esprit critique, confier son être à une pratique quelconque, se remettre en cause, questionner tout sur notre passage, pendant notre séjour terrestre, que d’en créer une oeuvre d’art ? Notre avenir est dans nos propres mains. Préparons notre propre avenir. Ne nous soumettons pas à l’avenir mais faisons le.

C’est à dire se préparer en amont et s’armer pour affronter le monde de demain qui serait encore tout un mystère. Tout être vivant est animé d’un instinct de conservation appelé désir ou désir d’être. Cet appétit implique pour l’être humain, la représentation d’un objet ou d’une satisfaction vécue et stratifiée mettant en jeu d’autres personnes. « NO NAME »,collectif une dizaine d’étudiants du pôle art alsace connue sous l’ancienne appelation, école supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, assisté par trois grosses têtes pensantes de la réflexion artistique contemporaine (Christiane Géoffroy, Stéphane Lemercier et Jean-Claude Luttmann) est tombé sous le charme de ces trois expressions (Art ,Sciences et Société) ayant tous un avenir commun. Ces messagers du monde de l’art, ont posé un pas d’un côté, du côté de la science, pour identifier des enjeux, explorer des ouvertures mutuelles et des méthodes réciproques.
D’un commun accord,( Elise Alloin, Désiré Amani, Jeanne Berger, Anna Darne, Anaïs Dunn, Emeline Galhac, Sarang Javanbakht, Joséphine Kaeppelin, Marianne Misepelaëre, Mathias Vouters) présentent les recherches , en art et en sciences, comme des objets ou territoires complexes, des pratiques expérimentales à même de déplacer la pensée.

L’espace d’exposition du FRAC Alsace sis à Sélestat, deviendra durant la seconde semaine de mars 2011, une zone de contact et d’échange transdisciplinaire, une suite de séquences mêlant vidéo, performance, installation et peinture. Toutes ces interventions déploieront leurs champs référentiels et les domaines traversés comme autant de matériaux de recherches et d’archives, s’épaulant en une architecture fragile et commune. Les communications tenteront d’analyser les opportunités et conditions d’un dialogue entre modèles scientifiques et champ artistique, la manière dont ces territoires peuvent s’enrichir mutuellement ainsi que leurs incidences sociologiques.

Il s’agit en somme, d’exposer publiquement des séances/séquences théoriques et pratiques, de courtes lectures poétiques ou concrètes et ce faisant, d’éclairer ce pas de côté.

Dez le sex: