Sous le thème «Cinéma africain et marchés», la 22e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), du 26 février au 5 mars.
Le délégué général du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), Michel Ouédraogo, «tiendra le 14 janvier à Paris, une conférence de presse de lancement de la 22e édition de la manifestation biennale», placée sous le haut patronage du ministre burkinabé de la Culture, du Tourisme et de la Communication, M. Filippe Savadogo, annonce un communiqué à nous adressé, en fin de semaine dernière.
Ce sera l’occasion pour lui de dévoiler «les grandes articulations de la grand’messe du 7e art africain aux professionnels du cinéma et des médias, aux partenaires techniques et financiers à la Cinémathèque française». Le festival se déroulera du 26 février au 5 mars dans la capitale burkinabé sous le thème «Cinéma africain et marchés». L’autre enjeu étant de savoir qui succèdera au cinéaste éthiopien Haïlé Gérima qui a remporté, en 2009, l’Etalon du Yennenga, la plus haute distinction du festival, avec son film Teza. Film dont la trame actancielle évoque le départ et le retour d’exil des Africains. L’histoire: Au début des années 1970, Anberger est parti de son village pour aller étudier en Allemagne. Il n’est plus du tout le même lorsqu’il revient chez lui en Ethopie, début 1990, pour, dit-il, y mourir. Que lui est-il arrivé pendant toutes ces années ? Beaucoup d’épreuves et d’aventures, liées aux changements de régime radicaux de l’époque et à sa situation d’étudiant étranger.
Après la clôture théorique des accréditations pour la presse le 31 décembre 2010, l’heure est aux réservations des chambres dans les différents hôtels et résidences de Ouagadougou. Même si l’expérience montre que jusqu’à l’ouverture du Festival les accréditations se poursuivront sur place. Les cinéastes, eux, ont jusqu’au 31 janvier pour envoyer les copies de leurs productions datant de moins de deux ans au 31 décembre 2010 ; étant entendu qu’ils se soient préalablement inscrits au 31 octobre (sélection officielle, sélection TV & vidéo, Marché international du cinéma et de la télévision africain/Mica).
Au plan de la compétition, en plus des longs et courts métrages, documentaires, télévision et vidéo de réalisateurs africains, les réalisations de la diaspora africaine se disputeront le Prix Paul Robeson. Des découvertes, rencontres professionnelles, débats, forums, cérémonies d’hommages et autres projections sont au menu de ce 22e Fespaco.
La Côte d’Ivoire avec Fadika Kramo Lanciné (1981) avec Djeli et Roger Gnoan M’Bala (1993) avec Au nom du Christ, n’a plus reçu de récompense suprême au Fespaco. Et rien ne présage d’un retour au premier plan de la scène. Car aucun réalisateur n’y sera présent en sélection officielle cette année, encore, depuis au moins 5 éditions.
Lancé en 1969 sous le nom de «Semaine du cinéma africain» à Ouagadougou, le Fespaco est la plus grande rencontre cinématographique d’Afrique et vise, notamment, à favoriser la diffusion de toutes les œuvres du 7e art continental.
Fespaco 2011
195 films de 28 pays à l’affiche !
Le Festival panafricain de cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) se déroulera du 26 février au 5 mars. Pour sa 22e édition, la célèbre biennale présentera 195 films, dont 111 en compétition, provenant de 28 pays africains.
Un nombre de longs métrages et courts métrages – de fiction ou documentaires – qui peut paraître élevé, mais qui traduit en réalité la volonté des organisateurs de «resserrer la programmation pour privilégier la qualité», rappelait le délégué général, Michel Ouédraogo, le 14 janvier dernier à Paris, lors du lancement officiel du Festival, rapporte l’agence Apa. D’autant plus qu’en 2009, alors qu’était célébré le 40e anniversaire de la manifestation, «on avait pu voir à Ouagadougou 324 films, dont 122 s’étaient disputés les nombreux prix décernés par les différents jurys. «Trop», de l’avis général, ce qui avait laissé place à un nombre élevé d’œuvres médiocres», précise jeuneafrique.com.
Le cru 2011 de la principale compétition, celle des longs métrages de fiction concourant pour remporter l’Étalon de Yennenga, est alléchant. Le favori, «sur le papier», sera bien sûr Un homme qui crie du Tchadien Mahamat-Saleh Haroun, déjà couronné lors du dernier Festival de Cannes. Mais le jury, présidé par le Gambien Mbye Cham, professeur de cinéma à la Howard University de Washington, et composé de cinéastes réputés comme le Marocain Hassan Benjelloun ou le Camerounais Jean-Pierre Bekolo, aura un large choix pour composer son palmarès après la projection des 18 films sélectionnés.
En plus du Burkina Faso, hôte de la manifestation, un seul pays proposera 3 films. Ce sera sans surprise le plus prolifique du continent, le Maroc, avec notamment La Mosquée, un récit drôle et poignant de Daoud Aoulad-Syad, précédé d’une flatteuse réputation. L’autre «grande puissance» du 7e art sur le continent, l’Afrique du Sud, présentera 2 films, tout comme l’Algérie et l’Égypte, qui, pour son retour au Fespaco, offrira en particulier le dernier film de Yousry Nasrallah, Raconte, Shéhérazade… raconte (Femmes du Caire).
L’écrivain, scénariste et historien congolais, Pr Elikia M’Bokolo, a été désigné parrain de ce 22e Fespaco.