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L’arbre est tombé. Mais il n’est pas mort.

jacobleu | | Arts Visuels

GBtUAAAAAAAAAAAAAAACOADB4AAGr92QDAAAAAElFTkSuQmCCOn l’avait voué à l’abandon, à la pourriture, dans la nature. On l’avait même condamné au péril du feu pour servir de bois de chauffe ou de charbon. Aujourd’hui, il se retrouve dans des cours, sur des terrasses, dans des intérieurs luxueux ou bien modestes. Il orne les coins de salon. Il sert de siège, de table, de lampadaire, d’abat-jour. Il ne faut pas le perdre, ce bois qui est tombé. Il faut le faire revivre, non pas en le ressuscitant mais en lui accordant une réincarnation. J.STEPHOLY l’a sauvé de «l’enfer». Rien ne se perd. Tout se transforme. Voici une belle histoire qui commence et qui perdurera.

J.STEPHOLY parcourt les quartiers, champs et rues pour récupérer les bois couchés afin de leur donner une vie nouvelle. Les espèces rares et précieuses sont prioritairement sous sa protection. Sa démarche est claire : ne jamais abattre un arbre ! Car sa sensibilité ne lui permet pas.

J.STEPHOLY, ce sont plusieurs années de recherche, de travail et de persévérance. A la base, il y a aussi une solide formation en architecture d’intérieur, en décoration et en design. Et comme nous le savons, l’architecte d’intérieur se préoccupe de l’habitat et de l’environnement immédiat de son occupant. Il peut, quand il en a la capacité, s’exercer à la création d’objets design. Des produits tendant à l’amélioration  de notre mode de vie grâce à leur simplicité, leur humour, leur originalité. De nos jours, architecte d’intérieur et designer s’entremêlent. C’est pourquoi J.STEPHOLY milite pour une décoration d’intérieur complète. Elle souhaite aboutir à un art de vivre ivoirien. Son style doit entrer dans les mœurs des consommateurs d’objets utilitaires.

J.STEPHOLY produit soit en série limitée, soit en pièces uniques parce que généralement, le public qui s’intéresse aux objets design est très snob et jaloux de ses acquisitions. « La série tue l’œuvre d’art» dit l’adage. Il est donc intéressant de toujours garder un cachet d’originalité et d’unicité des propositions artistiques. Le contexte même de la création en Afrique reste très artisanal et cela est un atout pour la singularité des œuvres.

Le masque est sa principale source d’inspiration. Pas les masques sacrés. Mais les masques de fête, populaires, destinés à être vus par tous. Car l’Afrique regorge dans sa statuaire, d’une variété de masque. Il ne s’agit pas ici de se laisser guider par l’esprit du masque, mais de saisir son caractère esthétique dans une vision de syncrétisme culturel et de contemporanéité. D’où la notion d’art tradi-contemporain prônée par J.STEPHOLY.  Il faut avoir un pied dans l’héritage traditionnel, un autre  dans la modernité.  Il est vrai que, nombre de fervents pratiquants de religions révélées, gardent vis-à-vis de cette approche de la vie et de l’art, distance et gêne. Or ce qui est interdit, c’est l’adoration des images et non leur fabrication. Le sage roi Salomon, à propos, dit ceci: « misérables eux et leurs espoirs mis en des choses mortes, furent ceux qui ont appelé dieux des objets faits de mains d’homme… ». La question est de savoir à quel type d’image sommes-nous soumis et si nous avons appris à bien la regarder.  L’art est une source essentielle pour des utopies, des projets et l’espoir. Ce dont nous avons besoin c’est de la contemplation, le rêve, le voyage dans l’espace et le temps.

Plus tard, les sujets de J.STEPHOLY convergeront vers la faune, la flore et des constructions purement stylisées. Il y a aussi la possibilité d’offrir le fer, la pierre, la résine.

A la différence des autres galeries d’art qui proposent les productions des créations externes,  J.STEPHOLY elle, se présente plutôt comme un laboratoire de recherche permanente. Elle produit, propose, vend et conseille les amateurs d’art et ses clients. Elle a pour ambition d’entrer dans de grandes collections d’art, des musées et espaces institutionnels.

L’arbre tient désormais le repas,  la marche et  l’assise, avec noblesse. L’arbre est tombé, et il n’est pas mort. Il a une autre vie plus riche, admirable dans un environnement de premier choix. Il porte en lui, grâce à J.STEPHOLY, la lumière veilleuse de ses abat-jour. Et c’est une belle histoire qui commence à l’espace CHIZOH-WADIH à Abidjan, Deux Plateaux Rue des Jardins N°88.                                                                                                                          

Jacobleu.  

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