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Fady Bazzi : Une carrière entre deux patries

Firmin Koto | | Musique

Png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAALEAAAClAQMAAAApoI4LAAAAA1BMVEUAAACnej3aAAAAAXRSTlMAQObYZgAAABpJREFUGBntwTEBAAAAwiD7p14KP2AAAADATQ94AAFfiSVYAAAAAElFTkSuQmCCFady Bazzi est né le 1er  Avril 1969 au Liban, au bord de la méditerranée d’où viennent ses ancêtres.

Mais en réalité, c’est la Côte d’Ivoire, sa  terre d’adoption qui va lui insuffler le goût  de la chanson. Et cela  se  déroule d’autant plus de manière inhabituelle.
Fady, chanteur! À  cette époque, cela pouvait paraitre surprenant car descendant d’une famille de commerçants comme la majorité de la communauté libanaise en Côte d’Ivoire. « C’était impensable pour mes parents », se souvient-il.
Mais à force d’y croire le rêve de Fady va se transformer en réalité sous le beau soleil d’Afrique. Le  prix, Fady Bazzi va d’autant plus le payer parce qu’à 21 ans alors qu’il se sent prêt pour son premier studio, il ne peut pas compter sur le soutien de sa famille qui ne partage pas son choix.
 Il se voit dans l’obligation de vendre sa voiture. Avec ses économies il rentre en studio, accompagné par les meilleurs professionnels de la musique ivoirienne entre autres, le grand et talentueux arrangeur Marcelin Yacé.
C’est tout de suite le coup de foudre avec le public ivoirien. Avec l’aide de quelques amis animateurs de la télévision Ivoirienne, Fady participe à plusieurs émissions télévisées.
 «Comme un naufragé », devient un tube que l’on pouvait entendre et fredonner dans tout le pays.
En 1992, la récidive est d’autant plus prometteuse. Deux années après « Comme un naufragé » qui avait volé la vedette à la première chanson de Fady écrite en 1985 lorsqu’il avait 16 ans avec pour titre  «Mes nuits sans toi ». La raison sentimentale de Fady reprend le dessus  avec sa deuxième signature «Tant qu’il y aura des femmes ». Le public, toujours sensible aux textes de Fady, ne tarde pas à réagir.
 Les ventes de cet opus sont au-delà des espérances de l’artiste qui finissent de le rassurer de son talent.
Le succès va grandissant. Remix, best off, enregistrement, tournées. Tout y passent jusqu’en 1994 lorsqu’il redécouvre le Liban avec  « Je t’oublierai ». Son nouveau public le découvre à travers les radios francophones libanaises.
Comme en Côte d’Ivoire, le public libanais l’accueille avec enthousiasme.   Pendant plusieurs mois, « Je t’oublierai », « Tant qu’il y aura des femmes » et « Comme un naufragé » occupent les premières places au Top français du Liban. L’accueil du public est fantastique.  Les dédicaces et les interviews radios et TV s’enchaînent. Les femmes en première ligne  plus sensibles aux paroles de ses chansons.
« Les femmes aiment le romantisme qui émane de moi, parce que je chante avec passion, les sentiments qui me traversent, comme je vis ma vie », explique-t-il
Il va sans dire qu’à un moment de sa carrière, Fady Bazy s’est retrouvé partagé entre l’amour du Liban et celui de la Côte d’Ivoire. Mais  pour lui il n’y a pas de choix à faire entre ses deux patries. Il faut plutôt créer un lien d’amitié et de fraternité entre ses frères Libanais, Ivoiriens, et lui-même.
Ce projet se matérialise par la sortie en 1995 de son troisième album. Un titre dans cet album s’intitule : « Dounia » est un hommage et un témoignage de son  attachement à sa deuxième patrie qui est la Côte d’Ivoire. Les fans, amis et frères ivoiriens sont ravis et surpris. La presse le surnomme alors : « L’Africain Blanc ». 1996 est l’année de sortie de son second Best Of et de son quatrième album, intitulé : « Avec ou sans toi ».
Les quatre années qui suivent, marquent un arrêt brutal dans sa carrière pourtant belle et si fulgurante.
Suite au décès de son père en 1998. Étant l’aîné de la famille, l’africain blanc se voit dans l’obligation d’assumer des responsabilités envers sa mère, sa sœur et son frère.
« Ayant pris un  engagement  au chevet de mon père malade, je me devais de respecter ma promesse qui était de gérer l’entreprise familiale. Toutefois, mes nouvelles activités et responsabilités professionnelles ne m’empêchaient pas d’écrire ni de composer. Car pour moi, c’était vital. J’ai besoin  de créer pour vivre… Malgré mes préoccupations professionnelles, je décide de reprendre ma carrière » argument- il.
En 2002, Fady enregistre au Liban son cinquième album, intitulé : « Jaloux ». Un Album réalisé avec l’arrangeur ivoirien Evariste Yacé et l’arrangeur libanais Boudi Naoum.
L’objectif, faire fusionner les cultures orientales et occidentales.  Depuis lors beaucoup d’eau a coulé sous le pont entre les responsabilités et les conquêtes du monde en musique qu’il allie avec tact.
Aujourd’hui, comme vous pouvez le constater, Fady est de retour sur la scène musicale avec un nouvel album « Côte d’Ivoire » qui retrace le parcours musical de Fady mais que témoigne son attachement à la terre d’Eburnie qui lui a tout donné.
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Album en téléchargement sur : www.fady.fr
Firmin koto

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