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Mme Bekouan Zagbayou Hortense, commissaire générale du festival Anompê -Festival Gastronomique de Côte d’Ivoire (FEGA) : « manger bio ne doit pas être un effet de mode mais plutôt une nécessité vitale … »

Raymond Alex Loukou | | Evènements

Un festival pour promouvoir l’authenticité de notre patrimoine culinaire est le défi que s’est lancée l’Association Awalet Arts et Culture. Ainsi, du 09 au 11 août prochain se déroulera la 3ème édition du Festival Anompê -Festival Gastronomique de Côte d’Ivoire (FEGA) au palais de la culture de Treichville avec pour thème : Gastronomie et alliance inter-ethniques, vecteurs identitaires et source de cohésion sociale. Véritable plateforme de promotion des mets authentiques du terroir, cette rencontre est également l’occasion de célébrer la cohésion sociale et le bien-être des populations à travers la consommation bio. Nous avons rencontré Mme Bekouan Zagbayou Hortense, commissaire générale du festival pour en savoir davantage sur ce festival qui fait un lien entre l’alimentation et le bien-être des populations.

 

Comment se prépare la 3ème édition du festival ?

Par la grâce de Dieu, le festival se prépare bien. Nous sommes toujours dans la phase de sensibilisation pour la consommation des mets authentiques du terroir qui assurent non seulement une bonne santé et un bien-être mais également la préservation du patrimoine culinaire. Nous travaillons à fidéliser nos anciens partenaires sans toutefois oublier d’en trouver de nouveaux pour cette rencontre que nous voulons pérenniser pour sauvegarder et promouvoir notre patrimoine culinaire et gastronomique.

 

Qu’est-ce qui justifie le choix du thème ?

Nous voulons simplement dire à nos populations qu’autant nos langues nous unissent, autant nos mets traditionnels consolident notre unité. A travers la gastronomie, on reconnaît l’identité d’un peuple et cette identité peut être source de cohésion sociale. En d’autres termes, nous voulons démontrer que nos traditions culinaires sont des identités culturelles autour desquelles nous pouvons nous réunir.

 

Ce festival sera l’occasion de mettre l’accent sur le lien entre la gastronomie, la santé et le bien-être…

Evidemment, nous sommes nombreux à croire qu’une bonne santé et un meilleur bien-être restent tributaires d’une meilleure alimentation. Cette rencontre gastronomique ne doit pas nous faire perdre de vue le meilleur capital santé que nous pouvons en tirer. L’idée est de dire ici lorsque nous mangeons bio nous préservons non seulement notre patrimoine culinaire mais également notre santé. Voyez donc qu’il y a un double enjeu : enjeu patrimonial et enjeu nutritionnel. C’est cela l’intérêt d’un tel festival. A cet effet, le Programme National de Nutrition accompagne sur ce projet à travers des campagnes de sensibilisation.

 

Pour cette édition, quelles sont les innovations majeures ?

Permettez-moi d’abord de rappeler que le festival Anompê est un espace gastronomique, un espace d’exposition des produits locaux, un forum d’échanges, un espace de prestations artistiques, des instants de sensibilisation-conseils, un espace-enfants dédié aux enfants qui viendront apprendre les langues locales et se familiariser aux traditions culinaires, un espace d’animation dédié aux communautés ethniques. En terme d’innovation pour la présente édition, nous allons initier un concours culinaire et des actions sociales aux profits des couches défavorisées et vulnérables.

 

Un message à lancer ?

Bien sûr ! Nous demandons au public de venir nombreux au FEGA qui célèbre le patrimoine culinaire ivoirien à travers des mets authentiques du terroir tout en participant à la bonne santé et au bien-être des consommateurs que nous sommes. C’est l’occasion d’inviter tous les opérateurs du secteur agro-alimentaire bio de s’associer à cet évènement car pour nous, manger bio ne doit pas être un effet de mode mais plutôt une nécessité vitale. C’est le lieu de rappeler ici que le festival met un accent particulier sur l’autonomisation des femmes depuis la chaîne de production du vivrier, de la commercialisation jusqu’ à la transformation dans nos plats pour le bien-être des populations.

 

Raymond Alex LOUKOU