Comme si cela ne suffisait pas, comme si le sort ne c’était pas assez acharné sur nous, il fallu encore dire adieu à cette icône du continent africain.Le 27 septembre 2011, Wangari Maathai s’en est allé. Laissant derrière elle, une Afrique à nouveau orpheline. Et comme l’a dit Hampâté Bah, «Quand un sage meurt, en Afrique c’est une bibliothèque qui brûle.»
Première lauréate d’un doctorat en Afrique centrale et de l’Est, auteur de nombreux ouvrage tel que «un défi pour l’Afrique», « celle qui plante les arbres» , «Insoumise : l’histoire d’une femme» et bien d’autres…
Wangari Maathai née le 1er avril 1940 à Nyeri au Kenya, biologiste de formation, elle fonda en 1977 un des plus grand projet de reboisement the Green belt Mouvement grâce auquel elle réussi a planté plus de quarante million d’arbres à travers le continent.
Wangari Maathai était une femme très engagée dans la lutte féministe, son projet défendait la prévention de la déforestation et l’érosion des sols permettant de créer des emplois pour les femmes et valoriser leurs images dans la société africaine.
Sa fondation se propagea en Afrique grâce au panafricain Green belt Network qui apporte sur scène la participation des pays tel que, l’Ethiopie, la Tanzanie, le Lesotho, l’Ouganda et le Zimbabwe.
Ses collaborateurs et elle mettent en place des programmes de plannings familiaux, de nutritions et d’informations pour venir en aide aux femmes noires africaines.
Elle a été pendant 7 ans directrice de la croix rouge kenyane, maman de trois enfants. Elle divorça de son ex-mari qui la trouvait: « Trop forte, trop éduquée, trop couronné de succès, trop obstinée et trop difficile à contrôler»!
Ce genre de propos pourrait nous conduire à une des vraies questions qui vaille la peine d’être poser sur ce continent: comment l’Afrique veulent t-elle se développer sans refuser certaines pratiques, certaines coutumes et certaines idées reçues?
Wangari Maathai ne se laissa pas abattre, elle accepta son destin et refusa de baisser les bras pour la cause qu’elle défend. Elle devint fervente avocate des droits de l’homme, s’oppose au gouvernement de Daniel Toroitich Arp Moi, ancien président de la république du Kenya de 1978 à 2002 et dénonce la corruption et les dérives autoritaires de ce dernier.
Elle fût emprisonné à plusieurs reprises et obligé de s’exiler en Tanzanie. Au fil du temps elle forgea sa renommée et acquièrt des sièges à green cross international, woman and environment development, jane Goodhall institute et d’être aussi couronnée par de nombreux prix tel que le prix Windstar pour l’environnement en 1988, prix Afrique en 1991 etc.
Celui qui marquera plus son histoire est le prix reçu en 2004, elle devenait alors la première femme noire à recevoir le prix Nobel de la paix.
Prix Nobel de la paix parce que ses idéologies, sa lutte et sa contribution étaient en faveur du développement durable, de la paix, de la démocratie, des droits de l’homme et surtout ceux des femmes.
On ne pourrait finir de qualifier cette grande dame et de décrire son parcours tant au détour de certaines recherche on découvre avec enthousiasme et fierté son courage et son carisme.
Wangari est pdécédé à 71 ans, victime d’un cancer, à l’hôpital de Nairobi. Que ton âme repose en paix et nous africains avons bon espoir que ton combat continuera. Ne dit-on pas que : «c’est au bout de la vieille corde qu’on tisse la nouvelle»!