Jacques Samir STENKA face à la presse pour la célébration de ses 60 ans de peinture

Jeacques Samir STENKA lors de la conférence de presse.
© Crédit Photo: Innocent KONAN

Pour la célébration de ses 60 ans de peinture, le monument de la peinture ivoirienne STENKA était face à la presse ce mercredi 11 septembre 2019 à la galerie Houkami Guyzagn sis à Abidjan Riviera 2. Placée sous le haut patronage du médiateur de la république, Adama Toungara, la célébration des 60 ans de peinture de STENKA s’axera sur une série d’évènements à savoir une exposition au Sofitel Abidjan hôtel ivoire dont le vernissage se tiendra le 19 septembre prochain et une deuxième exposition au Casino Barrière l’Éléphant d’Or d’Abidjan le 27 septembre 2019.

Ce grand hommage qui permettra de découvrir et redécouvrir les œuvres de l’artiste aux doigts magiques, STENKA, est une initiative de la fondation « Tous pour les enfants » avec à sa tête, Olivier Pépé, un véritable promoteur d’art. Pour lui, il n’y a rien de plus normal que de « rendre Hommage à STENKA qui n’est pas seulement un artiste pour sa famille, mais pour toute la Côte d’Ivoire car il a glané des prix au nom de tout le pays… » et aussi, l’artiste peut constituer à lui seul un musée national car « il a à son actif plus de 30 000 œuvres ».

Malgré ses 73 ans, STENKA ne se lasse pas de travailler et crée sans cesse une nouvelle écriture propre à lui. « Je travaille, j’ai mon écriture, je suis passé par les Mayas, les sumériens, les comoriens, les égyptiens, je suis passé par le monde extérieur et non par le monde de Picasso ou autres, je n’ai pas côtoyé les autres écritures. » affirme-t-il fièrement au micro de 100%culture.

Si certains artistes peintres ont une source d’inspiration, ce n’est pas le cas pour STENKA, ce qui justifie la beauté de ses œuvres faites avec « la craie d’écoliers ». Chacun de ses tableaux est unique. « Je n’ai pas de source d’inspiration, car je travaille tout le temps ; 4 à 5 toiles par jour ». « Dans toutes mes œuvres, il n’y a pas deux toiles qui se ressemblent. » « Je n’aime pas mélanger les tendances, je préfère avoir toujours un grand vide et le vide parle » explique-t-il.

La peinture est pour STENKA un médicament car « quand je ne peins pas, je tombe malade » dit-il. Et d’ajouter, « la peinture me guérit tout le temps. La peinture est pour moi un langage, une vie, une connaissance, c’est un bienfait de ma personne… ».

Rappelons que dès le cycle primaire, Jacques Samir montrait déjà de réelles prédispositions pour le dessin. Il se distinguait par ses qualités de grand dessinateur, toute chose qui attirait sur lui la sympathie de ses formateurs. Ainsi, il n’avait plus pratiquement de temps pour lui-même, absorbé par le dessin. Déjà à 13 ans, c’est-à-dire en 1958, il est lauréat du concours des sessions des pays de la Communauté d’expression Française et fut le plus jeune mais surtout le premier peintre d’origine africaine à accéder à l’école des Beaux-arts de Paris.

Rendez-vous les 19 et 27 septembre 2019 au Sofitel Abidjan hôtel ivoire et au Casino Barrière l’Éléphant d’Or d’Abidjan pour rendre hommage à cette icône de la peinture.

 

Innocent KONAN

Innocent KONAN: Journaliste de formation, je suis passionné par les sujets d'actualité liés à la culture, la politique, l'économie, la technologie (cryptomonnaies, fintech, insurtech) et la société. Avec un master 2 en journalisme en poche, je mets mes compétences au service de l'information en tant que secrétaire de rédaction chez 100pour100culture. Ma curiosité et mon adaptabilité me permettent d'aborder une grande variété de sujets avec rigueur et clarté.