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2e édition du Festival des Arts de la Rue d’Assinie (FARA): Les artistes en parlent… !

YOUSSOUF KONE | | Art contemporain

Des artistes venus de dix (10) pays d’Europe et d’Afrique dont la Côte d’Ivoire (pays hôte) et le Mali sont en résidence de créations d’oeuvres d’arts depuis le 4 novembre dernier. Après environ deux semaines d’intenses travaux, nous leur avons tendu notre micro afin qu’ils nous parlent de ce festival et les avantages qu’ils peuvent en tirer.   

Yapo Patrick (Yapaud), artiste plasticien-installateur (Côte d’Ivoire) : « Le FARA une rencontre du donner et du savoir »   

« Je suis très content d’être à cet évènement qui promeut les arts plastiques. En tant qu’artiste, il faut aller à des rencontres comme le FARA pour y établir des contacts avec d’autres artistes venus d’ailleurs. On a beau travaillé entre les quatre (4) murs de notre atelier si on n’y sort pas pour aller faire d’autres découvertes on ne peut pas s’améliorer dans ce qu’on fait. Le FARA est l’une de ces rares occasions qui nous permettent de rencontrer des artistes de divers horizons. C’est une opportunité enrichissante. Une rencontre du donner et du savoir. Quand des artistes se rencontrent, c’est l’esprit qui féconde et s’enrichit, puis donne naissance aux œuvres. Ici, la communication circule, les gestes la suivent, les actions et les actes se côtoient pour créer une famille artistique ou une famille d’artistes dans laquelle l’harmonie s’impose comme valeur maîtresse de l’esthétique ».

 

Joyce Tshamala artiste visuel (RD Congo) : « C’est une énorme chance d’être à ce festival »

« Tout se passe bien au FARA. L’ambiance, les échanges, les encouragements sont au rendez-vous. Nous formons une famille ici. Personnellement, je me sens à l’aise et j’apprécie la résidence. Cette rencontre m’a permis de rencontrer Floréal Duran le directeur artistique de ‘’5 mondes gallery’’ avec qui j’aurai une nouvelle aventure artistique. Au-delà de cela, nous avons les visites de différentes personnalités qui viennent voir nos créations et qui me permettent de faire de nouvelles connaissances et j’ose espérer que ces contacts me seront profitables dans un avenir proche. Je suis impatient surtout de voir l’ouverture de l’exposition, car nous aurons aussi à bénéficier des visites de galeristes, collectionneurs et amateurs d’art qui pourraient donner plus de visibilité à nos travaux. Grâce à ce projet FARA, j’aurai également l’occasion de réaliser des fresques murales pour la première fois. Cette résidence est pleine d’avantages et de surprises pour nous. Je n’ai pas les mots pour décrire l’impact de cette résidence sur ma carrière artistique. C’est une énorme chance d’être à ce festival ».

 

Friggens Tossou, artiste visuel et sculpteur (Benin) : « Le FARA est un festival très prometteur »

« Le FARA 2 se passe à merveille. Je suis ravi d’être à ce festival, car c’est ma première sortie à l’international en tant qu’artiste. J’ai également l’occasion de rencontrer des artistes venant de divers pays, avec leur culture et leur univers artistique. C’est un véritable creusé d’échanges qui me permet de m’inspirer de l’expérience des autres artistes afin d’évoluer dans ma démarche artistique… Démarche qui s’est nettement améliorée au cours de cette résidence de création qui a pour but de réaliser des œuvres autour du thème : l’homme au centre de nos intérêts. J’ai également l’occasion de découvrir la Côte d’Ivoire en particulier le territoire d’Assinie avec ses plages, sa gastronomie, ses habitants. Le FARA est un festival très prometteur et mérite à ce propos le soutien qu’il faut. C’est une  opportunité de me révéler encore au public à travers la qualité de mes œuvres et la cohérence des messages que je souhaite transmettre à travers elles. J’espère également nouer de bonnes relations qui m’aideront dans ma carrière artistique ».

 

Famakan Magassa, artiste-peintre (Mali) : « Ce festival est une grande visibilité pour moi »

« Le FARA est une rencontre de taille avec des artistes venus de différents horizons. Si la peinture est un exercice solitaire, établir des liens avec d’autres artistes me parait important. Les rencontres et les échanges avec d’autres artistes venus d’ailleurs sont une opportunité rare. J’apprends beaucoup dans cette rencontre artistique. Des choses qui m’aident à m’améliorer. Le FARA est une grande visibilité pour moi. Ici, j’ai l’occasion de présenter mes créations aux grands galeristes et collectionneurs d’œuvres d’art. Je suis surtout très content de la rencontre des grands artistes dont je ne connaissais certains que virtuellement et d’autres que je n’avais jamais connus. Les rencontrer et voir comment ils travaillent me donne encore plus de courage dans mon travail. Je crois que le FARA est une rencontre à laquelle aucun artiste ne refuserait de participer s’il en connait les avantages. Je suis content d’être ici et de représenter mon pays à ce festival et je compte honorer la confiance placée en moi par les organisateurs ».

 

Michel Charmasson, artiste conceptuel et essayiste (France) : « Le FARA est une richesse extraordinaire »

« L’atmosphère est très chaleureuse au sein du groupe d’artistes. Il y’a ici une bienveillance, un esprit fraternel et un respect mutuel entre tous les résidents du FARA. C’est très curieux parce qu’on dit souvent qu’il faut partir pour que les gens nous voient. Je trouve au FARA des témoignages vraiment chaleureux et très pertinents. L’un des avantages du FARA pour moi c’est le regard des autres artistes, qui me font également des propositions d’idées et qui me donnent leur point de vue sur mes œuvres. Des réactions qui me permettent de m’améliorer. C’est vraiment là dans ce collectif d’artistes, dans ces échanges, ces relations, ces partages que se trouve l’enrichissement ou la force de cette rencontre. Je dirai que le FARA est une richesse extraordinaire ».

 

Youssouf KONE