James Kadjo HOURA, Réalisme et Exportation du savoir-faire …
La compréhension de nos jours du monde terrestre nécessite-t-elle la connaissance du savoir, de l’histoire de l’exportation du savoir-faire ou de la genèse de l’humanité jusqu’à notre ère ?
Né pour faire scintiller le berceau de l’humanité et le reste du monde par sa pratique artistique, James Kadjo HOURA semble aujourd’hui être l’artiste ou l’icône de synthèse de la contemporanéité avec les traditions magico-religieuses, rituelles dans l’histoire intégrale de l’art en Côte d’Ivoire. Professeur émérite d’histoire de l’art Africain et Occidental et de peinture, James Kadjo HOURA est le fondateur du Centre d’Etudes et de Formation des Arts et la Culture (C E F A C).
Actuellement, Inspecteur Général de la culture au Ministère de la Culture et de la Francophonie de l’Etat de Côte d’Ivoire, le maître de la figuration informelle demeure le symbole de l’élite culturelle d’où le maître à penser de toutes les reformes des expressions artistiques au sein des Ecoles des Beaux-Arts, des Institutions et Centres de Formation Artistique en Côte d’Ivoire et d’ailleurs. Très médiatisé pour ses créations, son franc parler, sa culture livresque et de son immense intelligence tant dans la forme que dans le fond de sa pensée, notre membre de l’académie des sciences, de la culture et des arts possède une côte très conséquente estimée à une valeur considérable bien connue du fichier des systèmes monétaires internationaux.
Comblée d’une ferme humilité, reliant son attachement à la rigueur du travail bien soigné font de James Kadjo HOURA, un trésor rare d’où une renommée plus solide que le diamant et plus résistante que l’acier aux intempéries naturelles.
De nature calme, l’image que l’on a de cet artistique inter planétaire «James Kadjo HOURA » serait celle d’une figure emblématique qui incarnerait le prestige et la saveur d’un grand homme, d’un savant. Docteur en histoire de l’art, ce visionnaire a su alimenter la crème de l’écurie du monde de l’art en se servant de sa touche picturale aux épices exotiques, veloutés d’une palette chromatique riche et pure en exaltation partant de la gamme des primaires, virant vers celles dites secondaires jusqu’à jouir en parfaite harmonie dans une saturation de tons analogues réconciliant thérapie et délectation dans un même moule.
Son expérience d’ancien Directeur de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts d’Abidjan, associé à son parcours académique et professionnel, lui ouvre une forte crédibilité de son travail, qui obéit aux normes méthodologiques, didactiques, pédagogiques et scientifiques au sens le plus pointilleux de la création artistique. James évolue dans la cour des Grands par le biais des grandes cimaises nationales et internationales.
Ses œuvres témoignent de cette mutation anthropologique marquée par la transcendance des paroles dites tissées, au service de la régulation des valeurs sociétales. Ses valeurs, ici, résument en un mot, l’unique symbole ancestral compris par les initiés, qu’il retranscrit par voie picturale aux regards du tout monde. Il est évident de déceler dans l’expression plastique de cette sommité, un charisme exhaustif qui s’envole aussi loin qu’une fusée lancée dans le ciel. L’année 2004 marque une page de sa vie professionnelle au salon d’honneur présidentiel de l’Etat de Côte d’Ivoire, où il enflamme la conscience du commun des mortels grâce à sa plume picturale très singulière intitulée « Offrande ».
« 1952 », l’année dans laquelle il voit le jour, précisément à l’aube du 27 mars en Côte d’Ivoire dans le département d’Adiaké.
James Kadjo HOURA développe une écriture établie par celle d’une fragmentation des formes géométriques qu’il exploite dans ses peintures depuis plus d’une trentaine d’années. Cette traçabilité sous un angle esthétique retrace le langage d’un nouveau style dans les entrailles de l’univers de la peinture : « le style damier ».
Disait-il le Prof. James Kadjo HOURA, dans les locaux de l’Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, en 2000 à ses étudiants de l’Année 1 de l’École Nationale des Beaux-Arts: « Le savoir-faire s’exporte. Le monde des grands esprits créatifs le sait bien, de même que le mot qui l’exprime. »
N’était-il pas pour nous, cette nouvelle génération et le vivier des Beaux-Arts, une manière de nous faire prendre à l’ombre de ses ailes, une conscience de sa rigueur d’une part et statuer sur l’avenir de la culture de l’art, qui est tout encore un mystère de notre ère d’autre part?
Après treize années, les preuves sont visibles avec ses sommités qui exportent avec profusion leur savoir-faire, leur génie culturel à travers les quatre coins du monde.
On pourrait citer pêle-mêle Mathilde MOREAU, actuelle Directrice de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts d’Abidjan, Jems Robert KOKO Bi, Jean Servais SOMIAN, Frédéric Bruly BOUABRE, Youssouf BARTH, Tamsir DIA, Stinka Samir, Koffi DONKOR, Richard BONA, Abdellatif KECHICHE, Moné BOU, Ernest DÜKÜ, Pierre-Antoine GOHO, Césard DOGBO, Valerie OKA, Dany KOUYATE, le groupe musical MAGIC SYSTEM, Alpha BLONDY, l’humoriste Claudia TAGBO, GROBLI zirignon, Dobet GNAHORE, Bony GNAHORE, Michel KODJO, Achilles KOUAME, Ludovic FADAÏRO, Manu DIBANGO etc…
Une fois de plus, le pouvoir pictural emblématique du maître a embaumé l’univers des médias par son silence sonore, très assourdissant.
Désiré Amani