Le Copaci : Genèse d’un parti politique nouveau

Le Copaci (Courant de Pensée et d’Action de Côte d’Ivoire), convient-il de le rappeler, a vu le jour le 6 novembre 2001 à la Sous-préfecture de l’Hay- les Roses en France. C’est à l’origine un mouvement de tendance socialiste dont les actions se focalisaient principalement sur la solidarité, l’entre-aide, ce, en faveur des couches défavorisées de la population. Féru de justice, de paix et de développement social, le Copaci prône beaucoup de ferveur pour l’humanisme avec les mêmes exigences pour la droiture morale, et la même aversion pour la justice.
Peu de temps après sa naissance, la guerre est venue frapper ce havre de paix qu’était naguère la Côte d’ivoire. La conscience patriotique déjà perceptible dans ses actions, va s’éveiller davantage durant cette période trouble. Par le sacrifice et l’élan patriotique, le Copaci réussira en compagnie des autres organisations à porter la nation à bout de bras grâce à une farouche résistance. De Linas Marcoussis à Kléber, le Copaci restera debout au coté des courants patriotiques afin de montrer son attachement au respect de la légalité constitutionnelle et des institutions légales du pays.
Sous ce même élan, le Copaci prendra part à toutes les manifestations publiques en faveur de la paix, organisant par la même occasion des conférences – débats portant sur la crise ivoirienne, afin d’éclairer l’opinion sur les vraies motivations de la guerre, en fournissant des éléments d’appréciation qui contrastent avec la lecture galvaudée et faussement répandue de certaines presses internationales.
Conscient des promesses qu’il porte en lui, le Copaci a aujourd’hui décidé d’entamer sa mutation afin d’allier le souci théorique à la concrétion, élan et esquisses déjà abordés dans « la Côte d’ivoire que nous voulons ». La tache est certes ardue, voire délicate ; mais soucieux des nobles aspirations qu’il porte, le Copaci entend œuvrer pour un idéal de justice, d’égalité, de paix et de développement social. La notion du progrès social dont il s’est nourri depuis les premières heures de sa création, suffit à comprendre sa volonté de faire de cet idéal son cheval de bataille.
De par la situation politique et sociale qui prévaut aujourd’hui en Côte d’ivoire, la tentation est grande de tenir la guerre pour responsable de la déliquescence sociale, morale et institutionnelle de notre pays. Mais cet alibi ne saurait nous soustraire de cette réalité selon laquelle, chacun doit participer et prendre part au développement de la Côte d’ivoire de demain, conscient du fait que la guerre, précède, prépare et impulse le développement.
Aujourd’hui, la Côte d’ivoire est un pays claudiquant. Nous ne pouvons nous imposer cette souffrance d’être les spectateurs complices de la déliquescence de notre Etat. Dans le vertige d’une dernière valse, le Copaci entend poursuivre avec panache son combat pour un ordre social et politique à la fois prospère et stable, en participant au renouveau d’une Côte d’ivoire à jamais prospère.