Comme du nectar, j’ai entendu cette merveilleuse phrase sortir de la bouche sanctifiée du pasteur de service au sommet de son art. « Je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » décréta le berger s’adressant à chacune de ses ouailles qui le rejoignaient dans le flot clément. Une pépite!
Mes oreilles ne pouvaient bouder l’heur procuré par une telle charge majestueusement ciselée et sensée pour mettre en relief l’Unité dans la Trinité. Un dogme. Cartésiens, passez votre chemin, géomètres de la langue et/ou adeptes du Christianisme, pénétrons doctement dans le Temple. Rappelons que le Père s’est fait chair à travers le Fils qui, après sa douloureuse Passion, s’en est allé au Seigneur pour que l’Esprit, le Paraclet, vienne confondre le monde en matière de péché, de justice et de jugement.
Comme on le voit, ces trois entités forment un seul et unique Être transcendant. D’ailleurs, la reprise de la forte conjonction « ET » qui coordonne les trois substantifs renforce ce lien étroit et fusionnel pour bâtir la forteresse qu’est l’Éternel. Trois émeraudes équivalent à Un bijou; sacrement déroutant pour les héritiers d’Al-Khwarizmi. Et pourtant, sur le roc de la foi chrétienne, ce postulat « algébrique » se conçoit. Il est cristallin.
Sacrée Trinité qui fonde des vies et des croyances! A chacun sa croyance, son obédience, dans la diversité et la tolérance. Si Allah l’avait voulu…
Soilé Cheick Amidou