Un nouveau pas vers la reconnaissance des droits d’auteur en Côte d’Ivoire : Une convention majeure signée entre le BURIDA et l’ambassade de France

Le directeur général du Bureau ivoirien du droit d’auteur (BURIDA), Karim Ouattara, et l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Jean-Christophe Belliard, ont scellé un partenariat prometteur pour le bien-être des artistes. Cette convention historique, d’un montant de plus de 61 millions de francs CFA, vise à renforcer le système de gestion collective et à assurer une rémunération équitable pour les créateurs. Une avancée significative dans la protection des droits d’auteur et des droits voisins en Côte d’Ivoire.
Un nouvel élan pour la reconnaissance des droits d’auteur en Côte d’Ivoire a été initié lors de la signature d’une convention majeure entre le Bureau ivoirien du droit d’auteur (BURIDA) et l’ambassade de France en Côte d’Ivoire. Cette étape décisive a été franchie lors d’une cérémonie solennelle à Abidjan, en présence du directeur général du BURIDA, Karim Ouattara, et de l’ambassadeur Jean-Christophe Belliard.
D’une valeur de plus de 61 millions de francs CFA, cette convention porte sur l’amélioration du système de gestion collective en Côte d’Ivoire, en mettant l’accent sur une meilleure collecte des redevances pour la copie privée (RCP) et la reproduction par reprographie (RRR). Cela permettra aux artistes de bénéficier d’une rémunération plus juste et équitable pour leurs œuvres.
Dans le cadre du Plan national de développement (PND) 2021-2025, il est prévu que le BURIDA triple le volume des droits redistribués aux ayants droit d’ici à 2025. Cette ambition s’inscrit dans la vision partagée par l’ambassadeur Belliard, qui souligne l’importance de mettre en place un mécanisme assurant que toutes les œuvres exploitées donnent lieu à une rémunération pour leurs créateurs.
La subvention accordée sera versée en deux tranches, avec une première tranche de 70% du montant total à la signature de la convention, soit 42 772 135 FCFA. Le solde sera attribué ultérieurement, après présentation par le BURIDA des budgets et justificatifs des dépenses liées à la mise en œuvre des activités prévues.
Outre le volet financier, le BURIDA s’engage également à organiser des sessions de formation destinées aux titulaires de droits d’auteur, aux droits voisins et à des publics spécifiques tels que les douanes, les importateurs et les centres de copie en Côte d’Ivoire. L’objectif est de renforcer les connaissances et la sensibilisation concernant les mécanismes de perception de la RRR et de la RCP.
Cette signature de convention marque une étape essentielle dans l’exécution du plan d’action stratégique de développement du BURIDA pour la période 2021-2023. Elle témoigne de la volonté du BURIDA de promouvoir le respect des droits d’auteur et des droits voisins, tout en soulignant l’engagement soutenu de l’ambassade de France en Côte d’Ivoire en faveur de l’épanouissement des créateurs et des artistes.
Cette collaboration fructueuse entre le BURIDA et l’ambassade de France fait écho à une précédente convention signée entre l’Institut français et le BURIDA, visant à garantir le respect du droit d’auteur et des droits voisins pour toutes les exploitations des œuvres littéraires et artistiques au sein de l’institut.
Cette avancée significative dans la reconnaissance et la protection des droits d’auteur ouvre de nouvelles perspectives pour les artistes en Côte d’Ivoire, leur permettant de bénéficier d’une juste rémunération pour leur travail créatif et de développer leur potentiel artistique dans un environnement favorable.
Lucie Assi