Le gouvernement gabonais a annoncé, le 1er janvier 2026, la suspension de l’équipe nationale de football du Gabon, surnommée les Panthères, à la suite de son élimination jugée « humiliante » lors de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2025) organisée au Maroc.
La décision a été rendue publique par Simplice-Désiré Mamboula, ministre des Sports par intérim, à travers un communiqué diffusé à la télévision nationale. Selon les autorités, cette suspension vise à « tirer les conséquences d’une performance inacceptable » et à engager une refondation profonde du football gabonais.
Une élimination sans appel
Lors de la CAN 2025, le Gabon a perdu l’ensemble de ses matchs de phase de groupes, terminant dernier de son groupe face à des adversaires comme le Cameroun, la Côte d’Ivoire et le Mozambique. Ces résultats ont provoqué une vive colère des supporters et des critiques sévères dans l’opinion publique.
Des mesures fortes
Outre la suspension de l’équipe nationale jusqu’à nouvel ordre, le gouvernement a annoncé :
la dissolution du staff technique,
la mise à l’écart de joueurs cadres, dont Pierre-Emerick Aubameyang et Bruno Ecuele Manga,
une évaluation globale du fonctionnement de la sélection nationale.
Le ministre a justifié ces mesures par la nécessité de préserver l’image du pays et de restaurer la crédibilité du football gabonais sur la scène internationale.
Une décision controversée
Cette suspension suscite toutefois de nombreuses interrogations. Des observateurs du football africain rappellent que les interventions directes des gouvernements dans la gestion des sélections nationales peuvent être perçues comme une ingérence, un point particulièrement sensible au regard des règlements de la FIFA.
Par ailleurs, le communiqué officiel a brièvement disparu des canaux institutionnels avant d’être partiellement rétabli, alimentant une certaine confusion quant à la durée réelle et aux modalités exactes de la suspension.
Quel avenir pour les Panthères ?
Si les autorités parlent d’un « nouveau départ », de nombreux supporters s’inquiètent des conséquences sportives à court et moyen terme, notamment sur les prochaines échéances internationales et la motivation des joueurs.
Une chose est sûre : cette décision marque un tournant majeur dans l’histoire récente du football gabonais, et relance le débat sur la gouvernance du sport en Afrique.
Issa Koné