Quelques heures avant l’annonce officielle du décès de Thierry Ardisson, une fausse information avait déjà circulé sur les réseaux sociaux. Un acte que sa famille juge inacceptable.
Dimanche 13 juillet, une vague d’indignation a submergé les réseaux sociaux après que le blogueur Clément Garin, suivi par près de 65 000 abonnés sur X (ex-Twitter), a annoncé à tort la mort de Thierry Ardisson. Alors que l’animateur luttait encore contre un cancer du foie, cette publication prématurée a bouleversé ses proches.
Réagissant immédiatement, son épouse Audrey Crespo-Mara s’est exprimée avec force : « HONTE À VOUS ! NON, MON MARI N’EST PAS MORT. » Quelques heures plus tard, Clément Garin supprimait son message et limitait l’accès à son compte.
Une plainte pour atteinte à la dignité et harcèlement
Le lendemain, lundi 14 juillet, la famille annonçait officiellement la disparition de Thierry Ardisson, décédé des suites de sa maladie. Dans la foulée, Audrey Crespo-Mara a indiqué sur X qu’elle engagerait des poursuites judiciaires avec les enfants de l’animateur contre Clément Garin.
Indignée, la journaliste de TF1 n’a pas mâché ses mots : « Quelle ignominie ! » Elle a dénoncé un comportement qu’elle juge « inhumain » : « Se croire autorisé à annoncer la mort d’un homme alors qu’il se bat encore, entouré des siens, c’est inhumain. »
Elle va plus loin, évoquant un véritable acharnement : « Se croire autorisé à révéler le combat intime d’un homme sans son consentement et harceler son épouse sur son 06 en prétendant qu’elle filme les derniers instants de vie de son mari, c’est abject. »
Ce tragique épisode autour de la mort de Thierry Ardisson soulève de nouveau la question de la responsabilité des influenceurs et blogueurs dans la diffusion d’informations sensibles. La démarche de la famille Ardisson vise à rappeler les limites éthiques à ne pas franchir, même dans l’ère du numérique.
Alexandre Martin