Le Maroc peine à se remettre du tremblement de terre qui a frappé le centre du pays vendredi soir, faisant plus de 2 600 morts et des milliers de blessés. Le séisme, d’une magnitude de 6,8 sur l’échelle de Richter, a dévasté des villages entiers, notamment dans les montagnes du Haut Atlas, où se trouvait l’épicentre. Des bâtiments historiques ont également été endommagés à Marrakech, la ville la plus proche du foyer sismique.
Les secours s’activent pour retrouver des survivants sous les décombres, mais les espoirs s’amenuisent au fil des heures. Les autorités ont déclaré l’état d’urgence et mobilisé l’armée, la protection civile, la Croix-Rouge et des bénévoles pour venir en aide aux sinistrés. Des hélicoptères ont été déployés pour évacuer les blessés les plus graves vers les hôpitaux de Marrakech et de Casablanca. Le roi Mohammed VI a exprimé sa solidarité avec les victimes et ordonné la mise en place d’un fonds d’urgence pour financer les opérations de secours et de reconstruction.
La communauté internationale a également manifesté son soutien au Maroc, en envoyant des équipes de sauvetage, du matériel médical, des tentes et des vivres. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a adressé ses condoléances au peuple marocain et salué la réaction rapide et efficace des autorités. Le président français, Emmanuel Macron, a annoncé qu’il se rendrait au Maroc dans les prochains jours pour exprimer sa solidarité et renforcer la coopération bilatérale face à cette tragédie.
Malgré ces efforts, la situation reste critique pour des milliers de personnes qui ont tout perdu dans le séisme. Certains habitants ont décidé de dormir à la belle étoile, par crainte de nouvelles secousses ou par manque de logement. Des témoins ont rapporté avoir ressenti une forte réplique samedi matin, qui a semé la panique parmi la population. Les autorités ont appelé au calme et à la vigilance, en rappelant les consignes de sécurité à respecter en cas de tremblement de terre.
Le Maroc est situé dans une zone à forte activité sismique, où se rencontrent les plaques tectoniques africaine et eurasienne. Le pays a connu plusieurs séismes destructeurs au cours de son histoire, dont le plus meurtrier a eu lieu à Agadir en 1960, faisant près de 15 000 morts. Les experts estiment que le risque sismique reste élevé au Maroc et appellent à renforcer les normes parasismiques dans la construction.
Rachelle TAPE