L’ambassadrice d’Italie en France convoquée au ministère Français des affaires étrangères

©L’ambassadrice d’Italie en France

L’ambassadrice d’Italie à Paris a été convoquée hier lundi 21 janvier 2019, au ministère des Affaires étrangères suite à des propos « inacceptables » tenus par le vice-président du Conseil italien, Luigi Di Maio   accusant la France « d’appauvrir l’Afrique » et d’aggraver la crise migratoire.

Depuis l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite, alliée aux antisystèmes en Italie en juin 2018, les relations entre Paris et Rome sont profondément tendues.

« Le directeur de cabinet de la ministre chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, a convoqué l’ambassadrice d’Italie à la suite des propos inacceptables et sans objet tenus par des autorités italiennes hier », a-t-on révélé au cabinet de la ministre.

Pour la question migratoire, Luigi Di Maio a souhaité que   l’union Européenne sanctionne des pays qui sont à l’origine du drame des migrants en méditerranée en les « faisant partir » du continent Africain.

 « Si aujourd’hui il y a des gens qui partent, c’est parce que certains pays européens comme la France, n’ont jamais cessé de coloniser des dizaines de pays africains », a ajouté Luigi Di Maio, chef politique du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) qui gouverne avec la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini.

Luigi Di Maio et le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini ont apporté de façon très démonstrative leur soutien aux Gilets jaunes, mouvement social qui perturbe le pouvoir d’Emmanuel Macron en France.

« Si la France n’avait pas les colonies africaines, parce que c’est ainsi qu’il faut les appeler, elle serait la 15e puissance économique mondiale alors qu’elle est parmi les premières grâce à ce qu’elle est en train de faire en Afrique », a-t-il avancé comme argument.

Rappelons que le président français a été accusé par Matteo Salvini d’avoir gouverner « contre son peuple » et enfoncé le clou pour qu’il prenne son départ le Plus vite possible qu’il rentre chez lui.

Cependant, Le gouvernement italien réclame aussi à Paris, l’extradition de 14 Italiens recherchés pour terrorisme depuis les « années de plomb » et en fuite en France.

 

Jean Paul TRA BI

Jean Paul Tra Bi: