©Des policiers près de « gilets jaunes » manifestant place de l’Opéra, à Paris, le 15 décembre 2018. (DENIS MEYER / HANS LUCAS)
Comme annoncé par le syndicat Alliance, les policiers ont répondu favorablement au mot d’ordre de grève ‘’fermer les commissariats’’ pour exprimer leur mécontentement ce mercredi 19 décembre 2018.
Au nombre des contestations des policiers français, l’on note le gel du point d’indice, retard de paiement des heures supplémentaires, stagnation du pouvoir d’achat ou le manque de moyens matériels et humains. Bien qu’Alliance soit un syndicat minoritaire dans la région Occitanie, plusieurs commissariats ont répondu à leur appel. Et comme avait déclaré son délégué, il réclame une véritable reconnaissance de la part du gouvernement français.
Dans plusieurs villes dont le Tarn, le Lot, les portes des commissariats étaient bel et bien fermées. On pouvait lire ‘’journée morte’’, inscrit sur une feuille scotchée sur la porte du commissariat du Tarn. Les policiers étaient mobilisés pour exprimer leur ras-le-bol : « Les forces de l’ordre sont épuisées et veulent des actes de la part du gouvernement », clamait Jean-Paul Peixoto, secrétaire départemental du Lot du syndicat Alliance Police Nationale.
Même scène en Ariège où, les policiers de Pamiers ont organisé une opération « commissariat fermé » mais tout en assurant un service public minimum avec les opérations de police-secours, de maintien de l’ordre et les urgences.
Les grèves interminables des gilets jaunes depuis le 17 novembre et la promptitude des policiers à rétablir l’ordre soldé par des semaines de travail sans répit est la goutte d’eau qui a été de trop, selon les grévistes réclamant ainsi une reconnaissance du gouvernement.
Cependant, aucun mouvement n’a été observé dans le Gers, où le syndicat majoritaire SGP/FO est resté neutre face au mouvement. Les choses ont donc suivi leurs coups comme à leur habitude.
Irène COULIBALY