Grève des enseignants en Côte d’Ivoire : une mobilisation partielle mais des tensions perceptibles

En Côte d’Ivoire, la grève de trois jours lancée par les syndicats des secteurs Éducation-Formation a débuté sous des auspices mitigés. Réclamant des améliorations dans leurs conditions de travail, les enseignants ont observé un suivi inégal dans les établissements scolaires du pays, révélant une situation contrastée entre Abidjan et les régions.
Des écoles ouvertes malgré la grève
À Abidjan, dans les lycées Sainte-Marie de Cocody et Moderne d’Angré, les cours ont eu lieu comme d’habitude. Une présence policière discrète a été notée aux abords des établissements, mais les élèves ont continué à suivre leur emploi du temps habituel.
Dans d’autres villes du pays, comme Yakasse Attobrou, l’impact de la grève était quasi inexistant. Un enseignant dans cette localité a confirmé que toutes les écoles publiques de son inspection, y compris Abradine 1 et Yakasse 1 et 2, ont fonctionné normalement.
Cependant, dans certaines régions, la grève a été plus ressentie. À Alépé, par exemple, les élèves du secteur public sont restés à la maison, tandis que ceux inscrits dans des collèges privés ont pu poursuivre leurs études. Ce contraste souligne la diversité des réactions face au mouvement social dans le pays.
Une condamnation ferme du gouvernement
Malgré une participation partielle à la grève, certains établissements d’Abidjan, comme le lycée moderne de Port-Bouët, ont été fermés, obligeant les élèves à rebrousser chemin. Le gouvernement ivoirien a rapidement réagi, qualifiant cette grève de violation du protocole d’accord sur la trêve sociale 2022-2027, condamnant ainsi fermement l’arrêt de travail qui s’est étendu aux secteurs de la Santé et de la Protection sociale.
Alors que les jours suivants risquent de révéler l’ampleur réelle de la mobilisation, l’opinion publique attend de voir si le dialogue entre le gouvernement et les syndicats permettra de trouver une issue à cette crise sociale.
Issa Koné
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