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Un écrivain bloqué en mer à cause du coronavirus

Danielle YESSO | | Société

 

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Olivier Barrot, en pleine croisière littéraire à bord d’un navire, ne peut plus rejoindre la terre ferme. Et ce pour une durée indéterminée.

À bord du Zaandam, un navire, pour des raisons professionnelles, Olivier Barrot est bloqué en pleine mer à cause de la pandémie du coronavirus. C’est un peu par hasard, en échangeant par mail avec Libération, qu’il a révélé cette bien curieuse péripétie. « La tuile, écrit-il en fin de message. Nous avons quitté Buenos Aires le 7 mars, croisière pour laquelle j’animais des conférences littéraires liées à l’itinéraire qui aurait dû être le nôtre : Argentine, Uruguay, Patagonie, cap Horn, détroit de Magellan, Valparaiso… Là-dessus, virus. Fermetures des frontières, interdits de débarquer, même d’accoster. »

Le confinement n’est facile pour personne. Mais Olivier Barrot a atteint un niveau d’isolement assez rare. Autour de lui, parmi les 1400 passagers, plusieurs cas inquiétants ont été détectés. Il est donc confiné depuis plusieurs jours… dans sa cabine, en pleine mer. « On nous dit ‘états grippaux’, raconte-t-il. Internet hoquette, je rassure mes proches, intériorisation souhaitable ! » Pour seule compagnie, le critique littéraire a trouvé une radio de musique classique qui passe les mêmes morceaux en boucle.

La compagnie Holland America, qui exploite le Zaandam, « a annoncé quatre décès, deux cas de Covid-19 positifs, des états grippaux en constante augmentation », détaille Libération. Un navire a été envoyé pour pouvoir assurer le transfert des passagers malades, mais les autres restent bloqués à bord du navire. Quant à Olivier Barrot, marié, père de quatre enfants, il prend son mal en patience en attendant de pouvoir retrouver la terre ferme. Pour l’heure, aucune information ne lui a été transmise quant à un éventuel retour à la civilisation. « Ce sera très long, conclut-il. J’attends. Nous sommes autorisés à franchir le canal. Ensuite, mystère. » Actuellement, l’écrivain termine un texte dédié au peintre Lyonel Feininger pour les éditions Gallimard.

 

Danielle YESSO

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