Le décès tragique d’un ancien auditeur qualité chez un fournisseur de Boeing, Joshua Dean, survenu à l’âge de 45 ans des suites d’une maladie fulgurante, soulève des questions sur la sécurité et les conditions de travail dans l’industrie aéronautique. Dean avait signalé des problèmes significatifs concernant le 737 Max de Boeing, faisant de lui l’un des premiers lanceurs d’alerte dans le scandale de dissimulation des défauts de fabrication de cet avion.
C’est le deuxième décès d’un lanceur d’alerte lié à Boeing en moins de deux mois. Après le suicide de l’ancien employé de Boeing, John Barnett, en mars dernier, Joshua Dean, un ancien contrôleur qualité chez un sous-traitant de Boeing, Spirit AeroSystems, est décédé à l’âge de 45 ans d’une « infection soudaine à propagation rapide », selon Le Parisien.
Dean était reconnu comme l’un des premiers lanceurs d’alerte concernant les défauts de fabrication du 737 Max de Boeing. Il avait été licencié de son poste l’an dernier et avait engagé une procédure pour licenciement abusif, en raison des préoccupations qu’il avait soulevées concernant la sécurité aérienne. En 2022, il avait signalé la présence de graves défauts de fabrication sur le 737 Max, notamment des perforations mal réalisées dans des cloisons de pressurisation. Malgré ses efforts pour attirer l’attention sur ces problèmes, son employeur aurait tenté de minimiser les défauts constatés.
Joshua Dean, en bonne santé jusqu’alors, avait été confronté à d’importantes difficultés respiratoires peu de temps avant son décès. En moins de deux semaines, il a succombé à une pneumonie associée à une grave infection bactérienne, ainsi qu’à un accident vasculaire cérébral.
Bien que deux lanceurs d’alerte aient perdu la vie dans des circonstances tragiques en moins de deux mois, Brian Knowles, l’avocat représentant ces deux personnes, a souligné qu’il n’y avait aucune indication d’un lien direct entre leurs décès, en attendant les conclusions des enquêtes en cours.
Alexandre Martin