Destruction de biens appartenant au patrimoine mondial de l’UNESCO à Grand-Bassam : l’auteur est en garde en vue

Le quartier France de la ville de Grand-Bassam a été le théâtre d’une destruction importante. Le ministre de la culture, Maurice Kouakou Bandaman s’est rendu Jeudi 10 Janvier 2018 sur les lieux pour constater les dégâts causés par la destruction de ces biens déclarés patrimoines mondiaux de l’UNESCO.

Les faits se sont déroulés 48h plus tôt, un des habitants de la ville, dans le cadre de la prise en main de la répartition de l’espace d’un bien foncier appartenant à sa famille s’est livré à la destruction totale d’un bien du patrimoine culturel mondial. Cet acte jugé déplorable par le préfet de Grand Bassam, M. Amakou Gabin indique que cette décision a été prise d’un commun accord avec toute la famille au cours d’une réunion familiale.

L’acte a été commis selon le préfet par un des frère da la famille résidant en France. Les faits se sont produits aux environs de 5h jusqu’à 10h du matin, l’homme a mis à démolition le bâtiment colonial et des arbres centenaires.
L’auteur présumé de cette destruction a été mis aux arrêts pour répondre de ses actes et est tenu de reconstruire le bâtiment et redonner vie aux arbres détruits.

Le ministre, Maurice Kouakou Bandama, n’a pas manqué de juger cette destruction ‘’d’acte déliré’’, car on ne détruit pas des biens appartenant au patrimoine de l’UNESCO qui est considéré comme un crime contre l’humanité. Il a notamment estimé que le bâtiment couterait environ 600 millions de FCFA. Et si l’auteur ne s’exécute pas à la restitution, il reviendra à la cour pénale internationale ou à l’UNESCO de régler cette affaire.

L’auteur des destructions est donc en garde à vue jusqu’à son jugement prochain.

 

Irène COULIBALY

Irene COULIBALY: