Côte d’Ivoire : Kragbé Guy Serge condamné à 12 mois de prison pour profanation de la tombe de Nadiya Sabeh

La justice ivoirienne a récemment rendu son verdict dans une affaire qui avait profondément choqué l’opinion publique : la profanation de la tombe de Nadiya Sabeh, jeune femme récemment décédée et inhumée au cimetière municipal de Williamsville.
L’accusé, Kragbé Guy Serge, a été reconnu coupable de profanation de sépulture et condamné à 12 mois de prison ferme par le tribunal. Cette décision a été rendue après que les autorités eurent établi sa responsabilité dans l’acte, perpétré peu de temps après l’inhumation de la victime.
La victime, Nadiya Sabeh, était la défunte épouse de l’artiste ivoirien Ariel Sheney. Elle est morte des suites d’un cancer du sein le 3 décembre 2025, avant d’être inhumée le 13 décembre au cimetière de Williamsville.
L’acte de profanation avait été commis le lendemain de l’enterrement, suscitant une vive indignation parmi la famille, les proches et une large partie de l’opinion publique. Les images partagées sur les réseaux sociaux et les témoignages relayés par la presse avaient montré l’émotion et l’écœurement provoqués par ce geste qualifié d’irrespectueux envers la mémoire de la défunte.
Dans cette procédure judiciaire, la partie civile représentée par Ariel Sheney n’a pas réclamé de dommages et intérêts, ce qui a conduit à la condamnation sans indemnisation financière complémentaire pour la famille de la victime.
L’affaire avait initialement attiré l’attention des forces de l’ordre quelques heures après la profanation, lorsqu’un suspect identifié sous les initiales K. G. S. et âgé de 26 ans avait été interpellé sur place au matin du 14 décembre 2025. Une enquête avait alors été ouverte pour déterminer les circonstances exactes et les motivations de l’acte.
La condamnation de Kragbé Guy Serge constitue un signal fort de la justice ivoirienne contre les violations des sépultures, un crime qui porte atteinte à la dignité humaine, à la mémoire des défunts et au respect dû aux familles en deuil.
Firmin KOTO
Mots-clefs : Nadiya Sabeh