Bangang-Fokam , un village situé à l’ouest dans la zone Bamileke s’apprête à faire l’intronisation de son futur roi. Être initié au « La’akam », une case sacrée où, durant près de neuf semaines, le futur souverain et sa cour « seront initiés aux valeurs traditionnelles, mystiques et religieuses du village » et recevront des leçons nécessaires pour mieux administrer le village. Cette étape de maturité est indispensable pour le règne du futur roi.
Pour répondre au respect des coutumes Camerounaises, le roi de Bangang-Fokam ne peut prétendre régner sans femmes.
Le futur roi , étudiant en génie-civil, n’entend pas convoler en justes noces avec des analphabètes. Il lui faut des reines intellectuelles.
C’est ainsi que les membres de la cour royale ont été déployés pour le choix des lycéennes qui feront partie bientôt du harem du souverain.
Cette situation est alarmante avec Plus de 11 % de mineures mariées de force au Cameroun . « Les pauvres filles ne veulent pas qu’elles soient mariées de force au roi. Voilà pourquoi, elles ont résolu de quitter le village » c’est ,ce que déplore un enseignant.
Certaines d’entre elles se sont senties obliger d’abandonner leurs études pour s’installer à Douala ou à Yaoundé.
D’après une enquête menée en 2014 par l’Institut national de la statistique et le ministère de la santé publique ,11,4 % de mineures camerounaises sont victimes du mariage forcé au nom des coutumes.
Jean Paul TRA BI