Dans la nuit du 17 au 18 avril dernier, les trois stars ivoiriennes étaient parmi les hôtes de l’anniversaire de Yedmelly Emmanuela Jesus Lohoues alias Emma Lohoues violant ainsi les mesures barrières prises par le gouvernement contre le coronavirus. Les trois stars ont donc été conduites devant le tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau mardi 21 avril 2020 pour une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.
La première concernée Emma Lohoues avait déjà été condamnée à 6 mois de prison avec sursis couplé d’une amende de 2 millions de FCFA pour « non-respect des mesures visant à lutter contre la covid-19, mise en danger de la vie d’autrui et trouble à l’ordre public », le lundi 20 avril 2020. Ses invités dont yao Blasoni Louise Eudoxie alias Eudoxie Yao, Soumahoro Moryféré alias Le Molare Ahoua Bletchi Noël alias Le Gros Bedel, Traoré Djamila, Bamba Moussa et Abdoulaye Diarrassouba ont également comparu le lendemain mardi pour les mêmes délits sauf celui de trouble à l’ordre public.
Après avoir la série de questions du juge-président à l’endroit des prévenus, chacun d’eux s’est montré très coopératif et a reconnu les faits qui lui étaient reprochés à la barre.
Le ministère public a conclu que les participants à cette fête ont décidé de défier l’autorité de l’Etat et de « jouer avec la mort » malgré les interdictions du gouvernement. « Ils semblent connaitre les gestes barrières, mais à cet anniversaire, ils ont fait comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes. C’est inacceptable », a avancé le procureur. Après les avoir entendus, il a requis une peine d’emprisonnement de 6 mois avec sursis assortie de 3 millions de FCFA d’amende pour chacun des accusés.
Malgré le plaidoyer des prévenus pour la revue à la baisse de l’amende et de leur peine, le verdict a été maintenu et est tombé à 14h40 minutes. Le Molare, le Gros Bedel, Eudoxie Yao et les autres ont 20 jours pour faire appel de la décision du procureur.
Il faut savoir que la peine d’emprisonnement avec sursis est prononcée pour les délinquants primaires.
Irène COULIBALY