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Willy Manolo Morreno « De la Habana à Brazzaville »Priorité à la danse avec « Congolero »

Clement Ossinonde | | Musique

« De la Habana à Brazzaville » est le titre du très bel album de trois jeunes congolais de Brazzaville réunis au sein du groupe « Congolero » composé de : Willy Manolo Morreno, Eddy Sonero et Davy Américano.

Réalisé par le pianiste, compositeur, arrangeur martiniquais Hervé Celcal avec la participation du chanteur congolais Ballou Canta, l’album « De la Habana à Brazzaville » demeure l’une des plus belles réussites de cette décennie dans le genre afro-cubain. Il livre une fusion des rythmes cubano-congolais, enrichis des sonorités ethniques congolaises.

La bien-renommée coopération congolo-cubaine

L’histoire du trio Congolero commence naturellement à Cuba, lorsque dans les années 80, et dans le cadre des échanges culturels avec le Congo, Cuba accepte de recevoir des milliers de jeunes congolais dans le joyau site de «l’Ile de la jeunesse ». Parmi eux : Willy Manolo Morreno, Eddy Sonero et Davy Américano. En marge de leurs études, ils s’initient au chant, à la guitare et aux percussions cubaines. De retour au Congo au début des années 90, les trois jeunes rentrent au bercail, muni de leurs diplômes d’économiste et de vétérinaire, certes, mais, aussi des mélodies plein le cœur : « Le son cubano » ou « La salsa latina ».

Sonero Del Congo – Sos Salsa

A Brazzaville, en 1994 « le trio maravillas » va capter rapidement l’attention de la famille musicale congolaise, puis accueillir l’adhésion du public  à travers la formation du nom « Sonero Del Congo ».

Plus tard le groupe s’agrandit avec la venue de  Nimi Romain et s’explose en 1995 avec la nouvelle appellation « Sos Salsa ». Grâce à l’intérêt que lui porte Nessy Eugène Tchibinda, animateur sur Radio Congo de l’émission « Tambours des Antilles », le groupe réussit à s’intégrer totalement dans la famille des Salseros du Congo.

Puis, c’est la guerre civile de 1997 qui contraint le groupe à se réfugier à Pointe-Noire. Comme un malheur n’arrive pas seul, le groupe se disloque et se scinde en deux formations. Willy Manolo demeure lié à Eddy Sonero et avec la coopération du  chroniqueur Eugène Tchibinda, il sort  l’album « Bénédiction » qui reçoit le prix d’honneur de la chanson d’expression française… notamment, avec la formation SOS Salsa International, dont Willy Manolo devient  le leader incontesté, à partir de 2001. La suite on la connait, Sos Salsa international prend l’appellation de Kongo Salsa, puis Congolero en 2007.

La rencontre Congolero et Ballou Canta

La rencontre en 2007 de Congolero avec le chanteur Ballou Canta est le fruit d’une collaboration fructueuse et décisive. Elle permet de reprendre en studio des anciens enregistrements effectués en 2004 à Brazzaville, avec des  professionnels de renom, comme Hervé Celcal, Oliver Ngoma, entourés des musiciens basés à Paris ; le guadeloupéen  Thierry Fanfant (Basse), le cubain Abraham Mansfarold-Rodriguez (percussion), une section cuivre composée de Sydney Blanchard (saxophone), Frédéric Bodin (trombone) et Eric Poirier (trompette).

Au final, le cheminement aura été long avant la sortie de « La Habana à Brazzaville ». Un document important sur les origines du « Son cubano-congolais ». A découvrir absolument.

Clément Ossinondé

L’album est Disponible depuis le 26 septembre 2013, et disponible dans  le monde.

Selon  le pays de résidence, il suffit de cliquer sur les liens vers les plateformes qui s’affichent sous le Player:

http://congolero.believeband.com/

Et en streaming: http://www.deezer.com/en/album/6983422

htpp://itunes.apple.com/fr/album/de-la-a-brazzaville/id715380899