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Sim-kool Programmé pour réussir?

Abissiri Fofana | | Musique

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Sim-kool est un artiste chanteur ivoirien basé en Suisse qui veut être avec les meilleurs. Aussi, il a une devise pour parvenir à réaliser son rêve : « Travailler dur, se coucher tôt, se lever tôt et faire sa publicité. » Il est aussi philosophe et voue un profond respect aux femmes de ce monde.

Lorsqu’on a connu très tôt sa part de malheurs dans la vie on a deux options : soit on est un névrosé à tendance suicidaire, soit, on est un optimiste doublé d’un philosophe. Tigori Aka a choisi la deuxième option. Fils unique, frappé très tôt par le sort, il perd ses deux parents et la charge de son éducation revint à sa grand-mère maternelle. Qui lui enseigne les vertus de la vie. « Pour réussir dans la vie , il faut aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme. » ou encore « se coucher tôt, se lever tôt, travailler dur et faire sa publicité. » Tout en s’imprégnant de ces conseils frappés du bon sens de cette ville de l’Est de la Côte d’Ivoire (Agnibilékrou) où il a vu le jour en novembre 1975, Tigori Aka se laisse aller à la rêverie en écoutant des airs traditionnel de son village natal. « C’est sûr, il sera musicien quand il sera grand. » Et il ne pense qu’à se frotter aux plus grands. A la première occasion, il s’échappe du cocon familial et villageois et atterri à Abidjan la capitale du pays. Là, la dure réalité que jusqu’ici la douceur des mains de sa grand-mère lui cachait se présente à lui avec cruauté. Fauché comme un rat d’église, il va de galères en petits boulots pour survivre. Et, pour vivre son rêve de musicien, il se forge un pseudonyme en transformant son deuxième prénom Kouassi en Sim-Kool.

Il apprend le métier de chanteur en interprètant des artistes célèbres et chante de temps à autres dans des chorales. Mais, il a toujours sa boussole qui lui dit qu’il « vaut mieux échouer dans l’originalité que de réussir dans l’imitation des autres. » Aussi, il compose ses propres chansons et participe à différents concours et festivals. Fait le tour de la Côte d’Ivoire et les autres pays de l’ouest Africain : Guinnée, le Sénégal, le Burkina , le Ghana, en faisant les premières parties des stars de cette partie du continent africain comme Tiken Jah, David Tayorault, Sekouba Bambino Kerfala Kanté, Magic System Espoir 2000, Ibro Diabaté, DJ Awadi, Daara J.

Et puis, un matin il s’exile en Suisse à Genève, suit des formations artistiques, apprend l’informatique, s’initie à la philosophie. Mais n’oublie pas de se tisser un réseau pour participer en Europe à plusieurs festivals. Paris, Marseille, Bruxelles, Rome et Barcelone. En Suisse où il réside, il donne des concerts à Lausanne, Neuchâtel, Genève, Bern, Zurich. Il s’arrange pour appliquer la maxime de sa grand-mère. « se coucher tôt, se lever tôt et travailler dur et faire sa publicité » . Ainsi, en juin 2001, quand sort son premier album : « Bouaké fouè mô » il fait parler de lui sur des radios comme Perrine FM en Haute Savoie (France), Option Music, Rete Tre en Suisse, à la télé genevoise…

« Bouaké fouè mô » qui de fait signifie « ceux de Bouaké », ou les gens de Bouaké est encore l’occasion de faire parler de lui sur la radio de L’ONU en Côte d’Ivoire et à participer à la flamme de la paix . Très engagé, il n’hésite pas à montrer du doigt les problèmes de la société et à dénoncer l’injustice dans ses chansons reggae tout en militant dans des ONG humanitaire. Ouvert d’esprit et curieux de tout, il est à la tête d’une ONG qu’il a fondée en 1999 dans le seul but de venir en aide aux orphelins du monde et singulièrement ceux de la Côte d’ivoire.
Une façon de faire sa publicité en se couchant tôt, se levant tôt ? Honni soit qui mal y pense.