Musique moderne, contemporaine et actuelle, quelle approche de votre ère ?

Si nous prenons comme clé de sol, cette assertion  de Didier Anzieu qui dit que : « La plupart des individus créatifs ne sont jamais créateurs. » Cela revient à dire que toute réflexion d’origine humaine, conjuguera un temps soit peu, ce petit singe en vous, temps bien qu’il ne finira point de faire des grimaces effleurant symboliquement l’état nature de notre intellect (cognitif).

L’état d’esprit qui m’anime en ce jour, où je pose ma plume sur ce support, confirme entre guillemets ladite spéculation de maître Didier Anzieu.

Prenons comme ossature, cette traçabilité intelligible de Madame Catherine Trautmann, il y a une quinzaine d’années, ministre de la Culture, qui inventait ce terme de « musiques actuelles ».

Définir ou distinguer les musiques dites modernes, contemporaines et actuelles aujourd’hui, semble une constellation idéologique assez pertinente pour la future génération qui pousse comme un grain de maïs jeté dans un champ  sans son assentiment, de manière involontaire par un passant, et qui attend une grande sagesse des ainés.

Aborder dans une méthodologie la définition des termes comme ceux de notre approfondissement, regroupe de manière officielle ces qualificatifs suivants tels que définissent les genres musicaux ainsi : le rap, le R&B, la funk, la musique soul, le coupé-décalé, la musique de DJ, le blouse, le zouglou, le zouk, le reggae, les musiques électroniques techno et house, le zaouli, le Ziglibiti, l’adjôss, le tématé, le slow, le goumbé, le jazz pour ne citer que ceux-là.

La musique se définit comme l’art de combiner les sons, quelle que soit leur perception, dans l’optique d’une lisibilité agréable à l’écoute. Elle peut se dévoiler ainsi comme une manière habile ou désintéressée suivant une sensibilité émotionnelle, liant pulsions, corps et âme dans un voyage de sons organisés agréablement et conforme aux exigences capricieuses des codes (sens) auditifs.

La musique dite contemporaine

De ce préambule, chacun d’entre nous pourra déduire à sa guise les outils fondamentaux qui conduisent à la source de perceptibilité des musiques de ce monde. Développer une telle emprise scientifique sur la musique, regorge avant tout d’une méthodologie, d’une pratique et d’un processus dans la créativité de cet art.

Avancer ou dire qu’une musique a une notion dite contemporaine, moderne ou actuelle revient à remonter un peu plus, vers la source de l’évolution des humains, depuis l’ère préhistorique jusqu’à  nous aujourd’hui.

Si, nous prenons la configuration des approches conceptuelles, la notion contemporaine de la musique, désignerait la musique de notre temps, de notre ère. Celle que nous produisons aujourd’hui. En application, c’est donc cette musique qui traverse le temps, l’air dans l’espace d’où les frontières de notre époque dans laquelle elle se développe, elle vit le quotidien en se situant à une époque du présent, dans un goût actuel. En somme, ce genre musical contemporain, apporte quelque chose de neuf, d’original, suivant la manière la plus nouvelle. Elle refuse dans un souci, la dialectique fondamentale établie. Et se caractérise à cette quête d’insatisfaction d’où l’apport d’un souffle nouveau face aux multiples interrogations pendant et au cours de sa conception.

Elle garde son authenticité grâce au progrès des intelligences humaines sous un aspect bienveillant, visible par la vogue d’un mode thématique bien singulier.

Cette singularité apporte quelque chose d’inédit, d’original, et de représentatif, appartenant à l’époque (actuelle ou récente) dans laquelle cette musique se produit et existe par sa praticité.

La musique dite moderne

Si l’invention de la musique est attribuée généralement chez les Grecs aux personnes illustres comme  Appolon, Cadmus, Amphion et à Orphée, celle-ci ne garde pas les mêmes patronymes pour les Hindous, les juifs et les Egyptiens. Chez les peuples Hindou, l’on doit cette invention à Brahma, chez les Juifs à Jubal. Chez les Egyptiens, l’on l’attribut à Thoth ou à Osiris.

En effet, la détermination qu’on affecte communément à la musique dite moderne, semble ou est de carrure identique que celle dénommée musique contemporaine. Les historiens de la théorisation ou science musicale allaitent ce nouveau-né  avec la plus grande subtilité  tant dans le forme que dans la motricité.

Forgé dans les années 1849 par Chateaubriand, le terme de la modernité, au sens ordinaire atteste le caractère de ce qui est moderne. Alors historiquement, la modernité renvoie à l’histoire des temps « modernes », depuis l’âge de la Renaissance jusqu’au monde contemporain.

Le terme de musique moderne aspire à la fois un art d’association ou de combinaison de sons d’une époque, une civilisation et d’une conception de l’humanité indissociable à une pensée, un état d’âme d’où un feeling : un style.

Ce style musical, purement présent ou appartenant récemment à une époque bien déterminée, bénéficie des atouts techniques, des progrès les plus récents, au goût très contemporain, se veut une adaptation dans les innovations de son temps.

La musique dite actuelle

La guerre des discours t-elle que prononcée entre les différentes notions académiques (contemporain, moderne et actuelle) , attriste la diversité des sens proprement dits des termes proposés.

La musique dite actuelle revient à une combinaison des sons aux moyens mécaniques ou techniques présents, en passant par une ferme puissance à l’acte, rigoureusement sympathique aux oreilles. Il est à noter que cette pratique aux poumons artistiques d’ordinaire, enfante ce que l’on peut qualifier de musique présente dans un lieu ou un art (musique) qui est usité(e) dans le moment présent.

En somme, les termes, contemporain, moderne et actuelle, identifient les détails de chaque période, dans un rapport mutuel du présent vécu d’où le surpassement et le dépassement des mentalités. La  musique dite moderne, est donc visiblement le synonyme de la  musique dite contemporaine à la fois actuelle. Se composant particulièrement, d’une partition conforme à celle d’une nouvelle mentalité contemporaine, elle est assistée dans sa tâche, des réalités intouchables face aux conséquences et avantages de l’amour pour ces  pratiques artistiques actuelles.

Enfin, Dégager, un ordre intelligible en s’appuyant sur ces indices notionnels pour caractériser ces divers genres musicaux tels qu’exige notre problématique, ici, nous entrainerait-il à cette crise du discours ou à cette querelle de l’art contemporain?

 

    Désiré Amani

Desire Amani: