La mort de l’artiste rwandais Kizito Mihigo dans sa cellule de prison fait polémique sur les réseaux sociaux

L’artiste a été retrouvé mort lundi 17 février dans sa cellule alors qu’il était en détention depuis trois jours à Kigali. La police et le bureau d’enquête rwandais affirment qu’il s’est suicidé. Pour certains, cette thèse ne tient pas la route. Les autorités ont annoncé l’ouverture d’une enquête. Depuis, les réactions se multiplient sur les réseaux sociaux.
la mort de l’artiste soulève de nombreuses interrogations. Certains se disent indignés. D’autres n’hésitent pas à pointer du doigt le régime du président Paul Kagame, en l’accusant d’avoir assassiné le chanteur.
Le vendredi 14 février, la police judiciaire (Rwanda Investigation Bureau – RIB) a confirmé l’arrestation du chanteur chrétien pour avoir tenté « de traverser illégalement la frontière en vue de se joindre à des forces terroristes qui combattent le pays ainsi que pour corruption » a-t-elle annoncé sur son compte Twitter. Sur les réseaux sociaux, l’incompréhension côtoie l’indignation face à la nouvelle.
On se souvient qu’en avril 2014, Mihigo a été arrêté pour « menace contre l’État » après avoir publié une chanson critique que le régime Rwandais n’a pas appréciée . Déplorable pour le jeune talent.
Pour l’exactitude des faits sur la mort de l’artiste, une enquête serait organisée par le Directeur exécutif de l’ONG Human Rights Watch dont Kenneth Roth appelle à une « enquête urgente », surtout dit-il « si l’on se fie à l’histoire politique du Rwanda, marquée par les assassinats d’opposants présumés ».
Rappelons que la mort de Mihigo n’est pas vécu comme un échec pour la responsabilité des autorités Rwandaises car les détenus ont des droits, et ils ont droit à la vie privée. Donc il était seul dans sa cellule. C’est une triste nouvelle.
Jean Paul TRA BI