Maitre Gims : Le Congo gagne « Les Victoires de la musique » en France

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Et vous, pensez-vous que Maître Gims méritait sa Victoire de la musique ? C’est une question qui est ouverte sur le net, suite à la Victoire écrasante du rappeur congolais Maître Gims sur les acteurs de la musique en 2016 en France, avec sa chanson « Sapés comme jamais ».  Devenu la cible de nombreux internautes, sa victoire, constate- t-on, a sapé comme jamais le moral d’une frange de mélomanes français qui estiment que Maître Gims, ou encore sa chanson « Sapés comme jamais » , ne méritait pas la Victoire de la chanson originale.

Et pourtant la France diffusait le vendredi 12 février la 31ème cérémonie des Victoires de la musique qui allait consacrer pour la première fois de l’histoire un non Français à ce palmarès, ce que les détracteurs de Maître Gims considèrent comme une bourde.
Le gouvernement français s’est très vite empressé de demander au jeune Congolais de se mettre à jours en prenant le passeport français, pour ainsi apaiser cet incident diplomatique culturel qui prend toute la république de court.

Au fond, pour les Africains, c’est le Congo qui a remporté la Victoire de la musique originale en France en 2016. Chose qui conforte tout de même la jeune génération africaine dans cette position d’une possible inversion des tendances et des appréciations pour ce qui est de l’intelligentsia artistique, qui reste aujourd’hui le modèle de revendication pour cette nouvelle génération africaine dans un processus d’affranchissement moral, qui n’entend que d’être vue autrement.
Il y aura donc à concéder sans état d’âme à Maître Gim l’acquisition, finalement, de ce passeport français qu’il a au fond bien mérité. Car arrivé en France en 1988 à l’âge de deux ans, ses parents étant sans-papier, du fait de la clandestinité de ceux-ci, le petit Gandhi Djuna devenu aujourd’hui le maître de la musique française dit avoir eu une enfance difficile.

Placé dans des familles d’accueil, avant de vivre dans des squats jusqu’à ses 18 ans, ce passage de sa vie évoqué dans son livre « Vise le soleil » montre bien comment un jeune immigré échappe à la délinquance et reprend le dessus sur une précarité existentielle. Cette réalité qui est le vécu d’un grande partie des jeunes issus de l’immigration toutes tendances confondues. On voit aujourd’hui en Maître Gim un modèle. Inévitablement les parents accompagnent leurs enfants dans leur choix, et vite le message est passé. Aujourd’hui grâce à lui le Congo peut se saper comme jamais en haut lieu à Paris.

 

Firmin Koto

Firmin Koto: