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Keziah Jones “Nigerianwood”

Zacharie Acafou | | Musique

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Le roi du « blufunk » (nom attribué à son style musical) repointe le bout de sa silhouette armé d’un cinquième album aussi bien peaufiné qu’envoûtant qu’il a soigneusement attribué à ses origines nigériannes . Entre ballades et musique plus rythmée, l’auteur du planétaire « Rythm Is Love » prouve que les racines du continent qui l’ont vu naître demeurent décidément toujours vivaces.

En 1991, un jeune chanteur talentueux se fait remarquer dans le métro parisien par un directeur artistique. Deux ans plus tard, ce jeune artiste produit  invente un nouveau genre musical en sortant un opus innovant, Blufunk Is A Fact. Seize ans plus tard, Keziah Jones devient un artiste mondialement reconnu et son style musical s’affine d’album en album.  A 40 ans, ce légataire revendiqué du père de l’afrobeat Fela Kuti  entend bien se hisser au niveau des plus grands et propager sa musique sans jamais renier ses origines nigériannes. Et son dernier album “Nigerian wood” de confirmer ses ambitions.

Sans fil conducteur précis, ce nouvel album est un savant mélange de sons afro ,soul , pop et funk. Keziah Jones a prouvé une fois de plus que le “Blufunk” etait toujours en lui.
Pour la promotion de cet album, le chanteur nigérian a préféré la faire en concert et sans avertir ses fans dans une des stations du métro parisien. Là où 17 ans plus tôt  le patron d’un label français demeurait estomaqué devant cet inconnu longiligne faisant la manche en échange de quelques pincements de guitare. Pari réussi car quelques minutes seulement après avoir entonné son premier titre, plus de 400 personnes se ruaient dans la gare pour appercevoir cet artiste nomade mais désormais célèbre. Caméras de télévisions et photographes faisaient alors la conccurence aux téléphones portables des fans et des passants.

Disque urbain gorgé de soul et de choeur harmonieux  “Nigerian Wood”  est un vrai bois tallé pour conquérir l’Afrique….et le reste du monde…sûrement .