Lira, la musique dans la peau…

Lorsqu’en 2003 la chanteuse Lira sort son premier album « My Love », celui-ci est salué par la critique et remporte déjà plusieurs prix musicaux.

La suite on la connait, cette voix montante venue des collines de Lerato Molapo dans le canton de Daveyton à Johannesburg, est nommée Lira. 
Elle signe chez Sony Music Afrique. Et en 2006 elle sort l’album Feel Good qui connait un énorme succès et sera couronnée de récompenses dont un SAMA (South African Music Awards),

Evidemment une belle petite carrière à l’international lui est offerte en juillet 2007 à travers la sortie de son album Feel Good en Italie.

Immédiatement, c’est le début du succès international avec la sortie en 2008 de Soul in Mind, un maxi de 13 titres.

L’opus remporte un SAMA et Lira remporte aussi le record des Awards (4) remportés en un an par un artiste solo. La même année, l’édition sud-africaine du magazine Glamour désigne la chanteuse:  » Femme de l’année « .

Depuis cette période à maintenant, la notoriété de Lira n’a cessé de grandir au vu des nombreuses tournées qu’elle effectue à travers le monde sans compter les distinctions engrangées pendant son parcours musical.

Pour la petite histoire, celle qu’on présente comme la reine africaine du moment de la soul, Lira est née à Lerato Molapo dans le canton de Daveyton à Johannesburg.

Mais en réalité, c’est à l’âge de 16 ans que sa fibre musicale se dévoile lorsque déjà, elle interprète les chansons de ses idoles Makeba, Stevie Wonder, Aretha Franklin et Nina Simone après que ces musiques aient bercé sa tendre enfance dans un pays en proie à l’apartheid.

Pour fuir le quotidien, Lira se réfugie dans l’écriture. Parallèlement à ses études de comptabilité, Lira enregistre dans un studio local sa première démo. Elle a alors 18 ans. Son diplôme en poche, Lira poursuit dans la comptabilité pendant 2 ans, caressant l’espoir d’embrasser un jour une véritable carrière de chanteuse.

Embauchée au sein d’une société, la jeune femme présente sa démission et se donne 5 ans pour réussir dans la musique. Mal lui en pris : en 2000 elle tape dans l’œil du musicien/producteur Arthur Mafokate qui l’a signe sur son label 999 Music lui permettant de mettre enfin le pied dans le plat.

Dès le départ, Lira définit sa musique comme une fusion de soul, de funk, saupoudré de jazz et musique africaine. Un choix qui a été novateur et qui a aussi contibué à son rapprochement avec le public américain qui le lui rend bien, lorsqu’ en juin 2012, elle se lance sur le marché américain avec l’album Rise Angain. Un album de 14 titres dont certains sont issus de ces albums africains.

Outre la chanteuse sud-africaine, de nombreux artistes accompagneront la prise de fonction de Barack Obama et se produiront dans divers lieux de la ville. Barack Obama a d’ailleurs publié sur la plateforme musicale Spotify, la liste des chansons qui l’accompagneront. Parmi les artistes présents, une prestation très attendue, celle de Beyoncé qui interprétera devant le Capitole l’hymne américain, The Star-Sangled Banner.

En été 2010, Lira est convoquée aux côtés des artistes internationaux comme Alicia Keys, Shakira, K’Naan et John Legend, pour interpréter la chanson Pata Pata de Miriam Makeba à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la coupe du monde de football qui se tenait dans son pays.

Ce même été, elle est choisie pour chanter au 92ème anniversaire de Nelson Mandela.

Non contente d’occuper la tête des chars, Lira fait ses débuts au cinéma en juin 2011. Elle apparaît également dans plusieurs campagnes publicitaires en Afrique pour des grandes marques d’automobile et de téléphone.

En décembre 2011, elle est citée par le magazine américain « Essence » comme l’une des 5 artistes qui vont changer la musique en Afrique.

Firmin Koto

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