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Le groupe Lo’Jo touche le grand public en sortant un nouvel album

Jean Paul Tra Bi | | Musique

Après une trentaine d’années Lo’Jo invente une musique unique de son genre. Et c’est en pleine épidémie du covid-19 que le groupe sort un nouvel album baptisé « Transe de Papier ». Cette musique de genre unique se situe entre    bande, créole, rythmes africains, rock et musique tribale. Depuis sa création, le groupe angevin forme une communauté d’artistes en mouvement perpétuel. A leur tête, Denis Péan, Nadia et Yamina Nid El Mourid. Leurs voix se mélangent et se répondent en permanence, pour former une musique unique et touche le grand public.

A travers ce nouvel album, Transe de Papier, c’est encore plus évident, explique Denis Péan : “Je sens que c’est une belle vibration. On nous demande souvent d’où vient cette entente. Sûrement pas du hasard, peut-être du destin, mais peut-être encore d’autre chose. De la survie, de l’affection que l’on se porte les uns aux autres. Et puis j’ai besoin des voix des filles, j’ai besoin des musiciens.”

Un morceau chanté avec le renommé batteur Tony Allen favorise le voyage dans l’ADN du groupe. Sur ce disque, le Grand Robert Wyatt passe une tête, et l’immense batteur Tony Allen, architecte du rythme de Fela Kuti, est venu frapper quelques fûts pour ce qui est certainement l’un de ses derniers enregistrements avant sa disparition au mois d’avril dernier. “La rencontre avec Tony Allen, elle est très lointaine, se souvient Denis Péan. Quand j’ai commencé à écouter de la musique, j’écoutais Fela Kuti. Et le batteur, c’était Tony Allen. Je me rappelle la puissance qu’il avait dans son poignet, c’était presque inouï. Toute la force de son corps qui se muait dans un geste précis et délicat.” Denis Péan l’affirme, Robert Wyatt et Tony Allen sont des exemples pour lui : “Ce sont des anciens, ce sont mes aînés. Pour moi c’est symbolique, c’est l’idée de transmission et d’héritage.”

En rappel, Lo’Jo voit le jour en 1982 dans un village près d’Angers, autour d’un jeune poète, Denis Péan, et d’un ami violoniste qu’il a rencontré au conservatoire d’Angers, Richard Bourreau. L’époque est à la création de groupes punk ou new wave, mais Péan, déjà, préfère se distinguer en montant une formation iconoclaste et communautaire. Il imagine cette formation comme “un tronc d’arbre qui attend d’être sculpté”. Pour que ce tronc se développe en un arbre foisonnant, Péan s’entoure alors de danseurs et d’autres musiciens.

 

Jean Paul TRA BI