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Deplick Pomba, artiste chanteur : « Je prépare très prochainement un concert à Kinshasa. Une tournée au Canada et pour la fin d’année 2024… »

Firmin Koto | | Musique

Deplick Pomba, artiste chanteur, auteur-compositeurinterprète et chorégraphe accompli au parcours riche, nous plonge dans son univers musical. Du football à la musique, il dévoile les inspirations derrière son parcours, ses influences musicales, et ses projets futurs, offrant un regard intime sur sa carrière solo après cinq années au sein de l’orchestre Wenge Musica Maison Mère.


Bonjour Deplick Pomba, merci de prendre le temps de discuter avec nous aujourd’hui. Pour commencer, pouvez-vous nous parler un peu de votre nouvel album « RÉPONSE » et de ce qui a inspiré sa création ?

Bonjour, merci à vous de me recevoir. Auparavant, j’avais déjà sorti 2 albums : « OUVERTURE » en 2016 et « STABILITÉ » en 2021 que j’avais travaillés à Kinshasa. « RÉPONSE » est un album composé de 9 titres : 1 générique « Papa soin » et 8 chansons rumba. La particularité de cet album est que j’ai eu l’opportunité de l’enregistrer ici à Paris. Les méthodes de travail sont modernes, le matériel dernier cri. La qualité du travail est nettement meilleure. L’album « RÉPONSE » est la continuité de mon parcours, c’est un album qui décrit parfaitement ma perception de l’amour.

Votre parcours artistique est très intéressant, passant du rêve de devenir footballeur professionnel à une carrière réussie dans la musique. Pouvez-vous nous raconter le moment où vous avez réalisé que la musique était votre véritable passion et comment cette transition s’est produite ?

J’ai dû mettre fin à ma carrière de footballeur à la suite de difficultés financières. Il fallait que je trouve des petits boulots pour subvenir aux besoins de ma famille. Cette décision n’a pas été facile à prendre, mais je n’avais pas d’autres choix. La musique a toujours fait partie de ma vie.

J’ai été élevé dans une famille chrétienne. J’ai appris à chanter à l’église avec ma grande sœur Lucie, actuellement chanteuse de gospel à Kinshasa. Je chantais souvent dans le quartier, et les gens venaient sans cesse me féliciter, m’encourager à poursuivre dans cette voie. Je me sentais flatté, je n’y accordais pas trop d’importance. C’est par hasard que je vais rencontrer Labyrinthe Enzo (un célèbre parolier congolais) qui va me proposer de travailler pour lui. À ce moment précis, j’ai réalisé que ma voix pouvait m’emmener loin et qu’une carrière de chanteur s’offrait à moi.

Vous avez évolué au sein de différents groupes musicaux, de Tonton Lay à Wenge Musica Maison Mère. Comment ces expériences ont-elles contribué à façonner votre style musical et votre identité artistique ?

Mon passage chez Tonton Lay m’a permis de perfectionner, de maîtriser ma voix et d’avoir des aptitudes vocales que je n’avais pas avant. Pour moi, Wenge Musica Maison Mère c’est comme un centre de formation accéléré. C’est bien pour ça que l’on surnomme Werrason « Le grand formateur ». Je suis très reconnaissant de ce qu’il m’a apporté, la discipline dans le travail, la rigueur. J’ai eu une expérience significative au sein de cet orchestre où il fallait exceller dans le chant et dans la danse. Nous avons presté dans des salles mythiques telles que le ZENITH de Paris et au STADE DE FRANCE à l’occasion de « La Nuit Africaine ». Aujourd’hui, je suis un artiste accompli. J’ai les capacités d’un performer. En plus d’être chanteur, je suis auteur-compositeur-interprète et chorégraphe.

Au fil des années, vous avez connu des succès significatifs au sein de l’orchestre Wenge Musica Maison Mère, notamment avec la chanson « Mitterrand Champagne ». Quelle a été la clé de votre réussite au sein du groupe, et comment cela a-t-il influencé votre décision de poursuivre une carrière solo?

Avec la chanson « Mitterrand Champagne », j’ai eu l’opportunité de prouver que je n’étais pas seulement chanteur, mais que j’étais aussi auteur-compositeur. Au sein du groupe, je devais me surpasser car les autres chanteurs étaient talentueux. J’ai travaillé sans relâche, et ça a porté ses fruits. J’ai pris le temps d’apprendre et de me construire. Après avoir accompli toutes ces belles expériences, j’avais fait le tour. C’était le moment pour moi de voler de mes propres ailes.

Après cinq années d’expérience enrichissante au sein de WMM, vous avez choisi de vous lancer en solo. Quels ont été les défis que vous avez rencontrés en tant qu’artiste solo, et comment avez-vous surmonté ces obstacles ?

Quand j’ai débuté, je n’avais pas de producteur. Je devais tout financer seul : mes déplacements entre Kinshasa et l’Europe, les locations d’instruments. Pour les concerts, je devais négocier seul. J’étais au four et au moulin, c’était vraiment difficile de tout gérer. Heureusement, mon travail a porté ses fruits. J’ai été sollicité par des professionnels du monde de la musique qui ont contribué à la création de mes albums.

Votre dernier album, « RÉPONSE », propose un mélange de générique et de rumbas. Pouvez-vous partager avec nous le processus de création de cet album et les thèmes que vous avez explorés ?

L’album « RÉPONSE » est une ode à l’amour où le romantisme et la séduction sont à l’honneur. Pour la création de cet album, je me suis inspiré du thème de l’amour, des expériences que nous vivons. Je m’adresse aux femmes qui rencontrent des difficultés, des déceptions sentimentales. Cet album est l’occasion pour moi de les rassurer : rien n’est perdu, tant qu’il y a de la vie, il y a toujours de l’espoir… l’amour existe.

Votre enfance était bercée par la musique gospel et la rumba congolaise. Comment ces influences musicales se manifestent-elles dans votre style artistique actuel ?

Il faut savoir que mes goûts musicaux sont variés. J’écoute beaucoup de rumba. Mes références sont Koffi Olomide, Jb Mpiana, Werrason, Tabu Ley, Madilu Système, King Kester. Ces artistes m’inspirent beaucoup, c’est de là que viennent mes influences musicales. Mais je ne me limite pas qu’à la rumba congolaise. Des artistes comme Phil Collins, Lionel Richie, Elton John et Craig David m’inspirent beaucoup en termes de mélodies.

Avec une carrière déjà riche en réalisations, quelles sont vos aspirations futures en tant qu’artiste ? Y a-t-il des projets particuliers ou des collaborations que vous envisagez pour l’avenir ?

Mon objectif principal est de présenter cet album à travers toute l’Afrique. Des feats sont également en préparation avec des artistes africains, je ne peux pas trop en parler pour le moment. Je prépare très prochainement un concert à Kinshasa. Une tournée au Canada. Et pour la fin d’année 2024, un concert dans une salle mythique en France.

Firmin Koto

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