Le rappeur ivoirien Billy Billy a sorti le mois dernier le clip de son single Awole . Cette chanson assoiffe de désirs les fans de l’artiste qui attendent impatiemment son nouvel opus. Mais une chose est sûre, Billy Billy n’abandonne pas ses racines et marche sur les mêmes bases avec ses qualités. Le rappeur dévoile les dessous de son single « AWOLE » et fait une déclaration pour stopper les rumeurs sur certains faits passés.
Plus de 300.000 visiteurs sur Youtube en deux semaines, Awole continue de grimper les vues et les réactions se multiplient autour de la chanson.
Mais Billy Billy n’arrive pas à digérer certaines réactions hostiles des internautes concernant des événements écoulés. Le rappeur a montré toute son amertume à travers une déclaration.
« La succession des années ne supprime aucune ligne de l’histoire. « AWOLE », mon histoire ne sera pas falsifiée.»
« J’ai vécu à WASSAKARA. J’ai chanté WASSAKARA. J’ai magnifié WASSAKARA. » s’est-il rappelé.
Billy Billy cite des artistes qui s’inscrivent dans la même vision que lui et qui ont propulsé leurs quartiers d’origine. « De la même manière que Jay-Z et Biggy n’ont pas oublié Brooklyn.Nggg. De la même manière que Kaaris n’a pas oublié le 93.De la même manière que Booba se souvient toujours du 92. De la même manière que A’salfo et les magiciens ont révélé Anoumabo.»
L’artiste dit avoir internationalisé son quartier Wassakara. « J’ai remué ciel et terre pour que la Côte d’Ivoire connaisse réellement Wassakara et ses réalités. Aujourd’hui on parle de Wassakara en France, aux États-Unis, au Burkina, au Mali, au Bénin, en Centrafrique, au Gabon, au Cameroun et j’en passe…»
Billy Billy souligne son impact sur l’arrivée du Président de la République et la Première Dame de Côte d’Ivoire mais aussi les dons que la population a bénéficiés.
« J’ai fait venir le président de la République et la Première Dame dans mon WASSAKARA (fait inédit). J’ai fait descendre des « ROIS » dans notre « pôtô pôtô » (notre boue) du quartier. Ils ont vu les réalités du terrain, ont offert des tonnes de vivres et de non vivres (Sacs de riz, huiles, machines à coudres, chaises roulantes, brouettes etc..) à nos mamans et nos enfants.
Pour un montant estimé à des dizaines de millions de francs cfa. On sentait la joie sur le visage des personnes présentes ce jour-là.»
« Et qu’est-ce que je récolte chaque jour en commentaire ? Des injures de (personnes incultes sûrement). Des « Billy Billy envoie l’argent des femmes de Wassakara« ( Si comme les gens avaient cotisé pour me donner). Un manque de respect et du mépris des gens qui ignorent certainement la vérité. Mais je suis fier d’une chose: aujourd’hui WASSAKARA est l’un des quartiers de Côte d’Ivoire les plus connus à l’étranger, dans la sous région et en Afrique.» dit-il.
« Ecoutez bien ce reportage, je n’ai pas mis les paroles dans la bouche du journaliste. Certains de nos fans étaient encore des gamins et n’ont peut-être pas vu. L’homme marche, il laisse des traces », a conclu Billy Billy.
Aboubacar SANOGO