Une voix magistralement unique et une douceur bien féminine. Enrobez le tout de quelques pincées de guitare et vous obtiendrez la savoureuse musique signée Asa. Une description bien excessive mais qui sied aux mélodies produites par cette chanteuse originaire du Nigéria . Si Asa (prononcez asha) a aujourd’hui réussi son cross-over et s’écoute aussi bien en Afrique que dans les pays occidentaux, c’est parce qu’ elle a su au fil des années se bonifier comme du vin et atteindre ce niveau de reconnaissance internationale… Et cela pour elle, n’est qu’un début.
Nouvelle étoile de la soul, Asa, de son vrai nom Bukola Elemide, est un peu la sœur d’âme de Tracy Chapman. Elle possède la même voix pleine de tensions et de douceurs, et ses musiques chavirées naviguent de la soul au funk et au reggae. Née à Paris en 1982, elle grandit au Nigeria et c’est précisément à Lagos qu’elle fait ses premiers pas dans la musique avec pour référence des artistes comme Marvin Gaye, Fela Kuti, Aretha Franklin ou encore Bob marley.
En 2004 alors âgé de 24 ans, la bourse de l’ Association Française d’ Action Artistique dans le cadre de son programme « un visa pour la création. » qu’elle obtient va définitivement changer son destin artistique. Elle fera quelques concerts dans l’ Hexagone, participera à plusieurs projets et sortira en 2007 son premier album Asa qui porte son nom. Un album chargé d’un lyrisme engagé dans lequel elle s’abandonne derrière sa guitare, sur des ballades en anglais et en yoruba : émotion totale garantie.
La valeur n’attendant pas le nombre d’années comme l’affirmait Corneille, l’artiste s’est vu remettre le lundi 17 novembre dernier, le très convoité Prix Constantin. Ce prix qui récompense chaque année un jeune talent a été un bon moyen pour Asa de prouver aux yeux de tous sa détermination à avancer dans ce milieu qu’elle cotoie depuis son enfance.
« Etre née ici en France, avoir grandi à Lagos pour finalement être récompensée à Paris pour mon premier album m’incite à croire à une sorte de destin, non pas écrite, mais comme incarnée » a-t-elle (joliment) ajouté en marge de cette cérémonie.
Et le destin de suivre… quand la passion est là, en effet.