Mutations : Quand la gente féminines s’exprime!

La nouvelle génération de femmes africaines n’a guère à coeur de suivre les traditions et les enseignements tant prônés par les grand-mères :
Une femme doit savoir cuisiner, entretenir son foyer, se faire respecter et être respectable, etc.

Fini ces accoutrements traditionnels qui aux regards de l’homme africains étaient vus comme une marque de sagesse, de maturité, de respect et de code de bonne conduite. Aujourd’hui ces célibattantes révolutionnent leurs codes culturels, elles prennent tous et n’importe quoi pour vue que les nouvelles manières de faire proviennent de l’Occident. De l’adolescente jusqu’à la maturité, il faut ressembler à Jennifer Lopez, Beyonce, Paris Hilton …

Au point de se perdre dans cette vague de mouvance « in » qui qu’on veuille le cacher ou non ne fait que la promotion du sexe à outrance et sans tabous.
La contagion est telle que les effets se ressente dans la musique et divers pas de danses. Les mouvements sont étudiés, les textes adaptés pour attirer la jeunesse qui à n’a Dieu que pour le sexe et le « m’as-tu-vu » .

Comme à chaque acte il existe un effet qu’il soit immédiat ou lointain, elles se retrouvent désillusionner par des grossesses inattendues, infectées par le VIH, des études inachevées ou le seul réconfort est celui de trouver un mari à tout !

Là encore, l’ignorance brille par son éloquence, parce qu’elles ont quasiment toutes, une définition bien précise du « bon mari » : « Homme riche et généreux capable de subvenir à mes besoins sur tous les plans. ». Pour se faire, églises, temples, mosquées et cyber café représentent des lieux privilégiés ou elles sont le plus souvent les victimes de dignitaires religieux peu scrupuleux sans crainte du Dieu qu’ils prétendent servir ou la proie de cybernautes aux comportements peu recommandés.

Abonnées aux différents réseaux sociaux : facebook, twitter, hotmail et même linkedin, elles lésinent pas sur les moyens. S’il faut bien croire qu’on ne donne que ce qu’on a reçu. A ce propos doit-on accuser les grand-mères d’être responsable d’une époque qui n’est pas la leurs ? Il semble évident que cette nouvelle mutation est la résultante des guerres civiles qui embrigadent le développement en dégradant les services publics et en donnant libre cour à la corruption donc à la facilité.

L’heure est plus que venue de faire comprendre aux jeunes dames qu’elles sont le futur d’un peuple qui aspire à une autre réputation que celui de peuple sans dignité. Eduquer une femme c’est éduquer une nation, une nation qui sera sûrement prospère capable de faire face aux nouveaux défis. Rendre l’école accessible à toutes les femmes africaines, mettre à leurs dispositions les moyens nécessaires pour qu’en s’épanouissant ou s’émancipant elles puissent pas confondre liberté et libertinage.

Quand tu ne sais pas où tu vas, sache au moins d’où tu viens !

Nakouty Luyet: