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Interview TITI, mannequin

Didier Kore | | Mode

HANUAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAuARZ2AABFmr7OwAAAABJRU5ErkJggg==Mariam Titi Marie-Francine Camara exerce le métier de mannequin depuis plusieurs années. Basée aujourd’hui aux Etats-Unis où elle réside, cette jeune ivoirienne rêve de devenir une icône du mannequinat au plan national et international. Interview.

Titi : « je rêve de défiler pour Gilles Touré, Pathé’ O, Reyda Farwaz …»

Comment avez-vous embrassé le métier de mannequin ?

En 1998, un grand-frère de quartier (Koumassi) m’a dit qu’il montait son agence de mannequinat et que j’avais tous les atouts pour être un bon mannequin. Avec la permission de ma mère, j’ai essayé et j’ai aimé. Même si cela n’était pas à un niveau très élevé professionnellement. A l’époque, dans la commune de Koumassi, nous avons fait quelques défilés avec quelques stylistes. En 2001, tout a été interrompu parce que je devais rejoindre mon père aux Etats-Unis. Une fois là-bas, j’ai voulu poursuivre dans le mannequinat mais je n’ai pas eu le soutien qu’il me fallait. C’est ainsi que je me suis orientée vers l’école et la coiffure. J’ai donc mis une pause au niveau du mannequinat. J’ai ensuite ouvert mon premier salon aux Etats-Unis. Nous y faisons plus les tresses africaines très sollicitées par les noirs américains. Plus tard, j’ai ouvert un second puis un troisième salon. Mais, j’ai senti qu’il y avait quelque chose qui manquait en moi : le mannequinat !

Avez-vous suivi une formation particulière dans ce domaine ?

Non, pas vraiment ! A l’époque, je me suis référée au styliste Pathé’ O qui m’a orientée vers Karlos, un jeune  très introduit dans le milieu. Ce dernier s’est chargé de me former. Et c’est de là que tout est parti !

Est-il facile d’être un mannequin professionnel ?

Je dirai oui pour être intégré et non parce que le plus difficile, c’est d’être découvert. Lorsqu’on est découvert et qu’on a le potentiel du boulot, on est approché par tout le monde pour le travail. Donc ce n’est pas aussi difficile que cela.

Ce métier est-il assez rémunérateur ?

A l’extérieur, je dirai oui…c’est très bien payé d’ailleurs. Mais en Côte d’Ivoire, avec les échos qui me sont parvenus, je crois que non. Le côté rémunérateur ne me préoccupe pas personnellement, j’ai d’autres occupations hormis le mannequinat. Mais, je plaide pour que les prestations des mannequins soient bien payées au vu du travail qu’ils fournissent.

Quels sont les objectifs que Titi aimerait atteindre ?

L’objectif que Titi aimerait atteindre est d’être un mannequin bien connu ici en Côte d’Ivoire comme à l’international parce que ce sont deux cultures différentes. Par exemple, il y a des photos qui peuvent être choquantes ici et pas à l’extérieur. Pour ma part, j’aime beaucoup les marques « Uniwax », la mode africaine, le basin, et surtout « Vlisco ». Pourquoi ne pas être un jour l’égérie de ces grandes marques …

Avez-vous des modèles ?

Mon premier modèle c’est Titi elle-même… (Rires). En revanche, mes idoles sont Naomi Campbell et Tyra Banks. Mais, je veux être Titi, le mannequin venant des Etats-Unis et de l’Afrique.

Pour qui avez-vous déjà défilé ?

Particulièrement, je n’ai pas encore défilé pour une quelconque grande marque puisque, professionnellement, je suis à mes débuts. Mais, je rêve de défiler pour Gilles Touré, Pathé’ O, Reyda Farwaz et plein d’autres stylistes que je n’ai pas encore découverts.

Comment vivent les mannequins aux Etats-Unis ?

Il y a plein de belles filles là-bas qui ont le potentiel. C’est aussi difficile qu’ici. Mais, lorsqu’on est découvert, tout marche bien. Un styliste peut craquer pour tel ou tel mannequin, ce qui n’est peut-être pas le cas pour d’autres. Je crois sincèrement qu’il ne faut pas se décourager dans ce métier.

Existe-t-il réellement des vices dans ce milieu ?

Oui, bien sûr…

Avez-vous vécu une expérience particulière ?

Oui… mais je ne voudrais pas m’étaler sur ce sujet car c’était dans ma jeunesse. Il faut reconnaitre que les mannequins sont de belles femmes. Mon message aux mannequins, c’est de leur dire qu’on ne reçoit que ce que l’on présente. Il faudra être professionnel à tous les niveaux pour recevoir en retour le professionnalisme en face des personnes à qui l’on se présente. C’est un boulot, ce n’est pas seulement être belle et défiler. On sera tenté à un certain niveau, mais quand on sait ce qu’on fait, tout se passe bien.

Bientôt la Saint Valentin, quel aimeriez-vous recevoir de votre amoureux ?

De la lingerie (rires).

Didier Koré

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