Le premier défilé de la Fashion Week d’Abidjan a réuni des figures emblématiques du monde culturel et politique, célébrant le talent des créateurs africains.
La toute première édition de l’Abidjan Fashion Week, organisée par le célèbre créateur ivoirien Elie Kuame, a tenu toutes ses promesses. Samedi dernier, à la galerie d’art de la fondation Donwahi, les collections de 16 stylistes venus de Côte d’Ivoire, du Ghana, du Bénin et du Nigeria ont illuminé le podium, sous les yeux d’un public prestigieux, soigneusement sélectionné.
Une fusion de modernité et tradition
Ce défilé final a mis à l’honneur une diversité de talents et d’inspirations, alliant tradition et avant-gardisme. Des créateurs renommés tels qu’Adama Paris (fondatrice de la Dakar Fashion Week), Talansi du Congo, ou encore Emmy Kasbit du Nigeria, ont captivé l’audience avec des créations époustouflantes.
Les ivoiriens Ibrahim Fernandez et Rodrigue Tchatcho ont également impressionné avec leurs lignes audacieuses, mêlant dentelles et jupes longues pour hommes. Ce n’était pas qu’un simple défilé, mais une véritable célébration de l’art et de l’artisanat africains.
L’avenir de la mode africaine en marche
Parmi les personnalités présentes, le maire de Cocody, Jean-Marc Yacé, accompagné de sa fille Olivia Yacé, ambassadrice de l’événement, a exprimé son enthousiasme pour l’avenir de la mode en Côte d’Ivoire : « Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude à tous ceux qui ont été présents pour célébrer le talent et la richesse des créateurs, artisans et artistes africains. Nous encourageons à consommer africain, à soutenir le local, et à être les premiers ambassadeurs de nos frères et sœurs du continent ».
La maison Elie Kuame a clôturé la soirée avec brio, notamment grâce à une robe de mariée éblouissante et une tenue jaune portée par Olivia Yacé.
L’objectif d’Elie Kuame est clair : redonner à Abidjan son titre de capitale de la mode ouest-africaine. En formant les jeunes, en renforçant l’écosystème et en poussant les créations locales vers l’international, il rêve de voir, un jour, des créations ivoiriennes dans les plus grandes boutiques de luxe du monde.
Issa Koné