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Télévision: l’histoire d’une vie, l’histoire d’un espoir

Abissiri Fofana | | Média

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Le septième art ivoirien veut croire en des lendemains qui chantent. Avec « l’histoire d’une vie » saison deux, Yolande Gnékpié Bogui signe un téléfilm qui a une double mission : redonner de l’espoir aux populations de son pays la Côte d’ivoire qui a connu la guerre, et endiguer l’invasion des series américaine et autres télénovelas brésiliens.

Il y a Jade, une jolie fille, journaliste. Il y a Dr kéhi, défenseur de la veuve et de l’orphelin, le bon samaritain qui tombe amoureux de Jade. Il y a Mme Rock, la méchante qui ne pense qu’à détruire Jade et les siens.  Il y a Anna, l’amie de Jade. Anna la scandaleuse. Et il y a les autres.  Tout ce petit monde dans un monde de guerre, de pénurie, de destins brisés, de vie fauchées dans une ville définie : Man à l’ouest de la Côte d’Ivoire. Une galerie de personnages qui mènent une course contre la montre pour l’amour et la survie. C’est la saison deux de «  l’histoire d’une vie » un téléfilm ivoirien de Yolande Gnékpié Bogui,   dont la saison un tient en haleine l’Afrique entière.

Cette série dont les différentes saisons comportent 26 épisodes ambitionne de traiter  du mensonge, du  chômage, l’hypocrisie, l’acceptation de l’autre, la tolérance, l’amour. ‘’ l’histoire d’une vie’’ se veut un téléfilm   qui colle à  la réalité des africains qui ont pris conscience d’assumer leurs différences afin d’avancer vers un avenir glorieux.

L’intention d’Emmaüs Production est d’endigué la colonisation  du  paysage audiovisuel Africain en général et Ivoirien en particulier  par les séries étrangères. Les séries Américaines, les télénovelas Sud-Américaines occupent la majorité de nos temps d’antenne. Ces séries télévisées ne sont pas le reflet de nos réalités, de nos cultures, de nos moeurs, bref nous regardons la vie d’autres personnes et d’autres horizons. Vaste programme ! La réponse fuse :  « les gens heureux n’ont pas d’histoires . Nous avons des histoires, nous avons des réalités, nous avons notre vie. La matière première existe, les hommes existent cependant, les moyens font défaut. Les téléspectateurs ont besoin de voir les vies portées à l’écran. Ils veulent se sentir concernés par les problèmes de Gnaoré, Koffi, Digbeu ou Kehi. La vie de Ronaldo, Lucrèce, Marimar, Dona Beîja nous sont proposés pour absence d’autres programmes locaux.» On peut approuver ou récuser l’argumentaire. Mais au moins, nous ne sommes pas au royaume du nonsense où l’absurde est roi. «  L’histoire d’une vie » qui se veut porteur d’espoir  donc rassurant ne masque point l’humour au scalpel  qui dissèque les vies en demi-teintes  personnages. « L’histoire d’une vie » dévoile la douleur d’une jeunesse aux prises avec la dure réalité qui s’impose à elle. La force de l’amour viendra à bout des préjugés et des nombreux clivages ethniques qui lui font barrage.

Cette série se veut une série panafricaine car certaines séquences seront tournées hors de la Côte d’Ivoire. Cette histoire pourrait bien se dérouler au Burkina Faso, au Mali, en Guinée, bref n’importe où en Afrique car c’est le même vécu ou…presque.