Promotion des belles lettres: Le Goethe Institut relance «Frerie Feder»

Dans le cadre de la promotion des belles lettres, une dizaine de textes de différents genres littéraires (poésie, essai, roman…) a été proposée par le panel d’écrivains au public du Goethe institut, en septembre dernier, lors de la plate-forme littéraire, Plume libre.
Amara Kourouma, élève en terminale A au lycée moderne d’Abobo, a profité de cet espace littéraire, pour présenter des vers en hommage à la femme. « A toi ma mère, femme battante », est un poème qui revisite les vertus de la femme et les tâches quotidiennes qu’elle accomplies pour élever sa progéniture. « Sans vous, nos vies ne seront que ruines », indique le jeune auteur pour qui la mère est tout pour un homme.
Le panel d’écrivains a proposé également des textes aussi engagés qui révèlent le mal de la société ivoirienne voire africaine. C’est le cas avec Mlle Esther D’Alvida qui, à travers «A quoi ça sert » s’interroge : « qui peut garder le silence dans un continent en forme de pistolet ? » Dans le texte « Et si pour une fois », l’un des écrivains en herbe demande aux Africains de savoir assumer leurs responsabilités et de cesser de prendre l’Occident comme un bouc-émissaire face à tout ce qui arrive à l’Afrique. « La corruption, le népotisme, le tribalisme, la guerre, la mauvaise foi. Tout le mal africain se résume à l’inconscience », a-t-il soutenu.
Des textes engagés aux textes empreints d’humour et de mélancolie, la ballade littéraire du Goethe aura permis de s’apercevoir que les étudiants du club d’Allemand de l’Université de Cocody entendent perpétuer « Freie feder ». Et cela, malgré l’absence de l’initiatrice de « Freie feder », Mme Stefanie Kastner, directrice de l’information et de la bibliothèque du Goethe Institut d’Abidjan, désormais en fonction à Sao Paulo, au Brésil.
Lancée en novembre 2009, sur l’initiative de Stefanie Kastner, directrice de l’information et de la bibliothèque de l’institution, « Freie feder » a connu un arrêt avec la crise post-électorale.